Un bleuet loin du fjord

Wednesday, November 15, 2006

Johns Hopkins University cares

(Pour varier un peu, la version française vient après cette fois-ci)

I admit I had almost forgotten. Back when I applied to half a dozen places (yeah, I'm both lucky and lazy) to get something to do after finishing my thesis, I sent an email to a particular professor at JHU, asking if there was a postdoc available there. Apparently she simply deleted it without reading it (being one of the biggest name in the field, she almost certainly gets lots of emails which are not worth her time). But the good thing is that she knows my supervisor and he had already sent her a letter of recommendation, leaving her and the departmental secretary quite puzzled at this apparently applicationless reference letter.

So the secretary wrote back to my supervisor, asking what this was all about, and informing him that, while no postdoc was available, they had just opened a faculty position for fall 2007, if I wanted to apply for that. So I did.

This is certainly the first application that I sent long before the deadline, so after JHU acknowledged they received it I didn't get any news . That was not surprising, after all, I only received a response from 2 out of 3 places where I had to physically mail an application, while most of the email submissions went completely ignored (except for Harvard, no postdoc available, and Waterloo, where I am now). That is until today. I got another email asking for more references now that they are in the process of reviewing all applications (I would not bother my other profs, or JHU, with letters of references that aren't needed). So I'm happy to see that Johns Hopkins University actually cares about job applicants. Plus the job description did not include the kind of BS that is common in so many places. One inevitably feels inadequate when reading something along the lines of "we're looking for mega geniuses, world leading researchers with lots of publication and extraordinary people and teaching skills" that even the dinkiest universities seem to be asking for. While Johns Hopkins is one of those places where such a job description would be justified, somehow they didn't need such pretentiousness, and I find this quite refreshing.

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Je dois admettre que j'avais presque oublié. Lorsque j'ai fait une demi-douzaine d'applications (OK, me semble que c'est un anglicisme, et je devrais dire "soumissions de candidatures" ou quelque chose du genre) pour avoir quelque chose à faire après que ma thèse soit remise (oui, je suis à la fois paresseux et mardeux en hostie), j'ai envoyé un courriel à quelqu'un travaillant à l'université Johns Hopkins (à Baltimore, au Maryland, États-Unis d'Amérique pour ceux qui ne le sauraient pas), pour savoir si il n'y avait pas de postdoc de libre dans son département. De toute évidence, la chercheuse (chercheure? professeure anyway, je pense (côté orthographe, évidemment que c'est une prof)) en question a tout simplement effacé mon courriel sans le lire (étant un des plus grands noms dans le domaine, elle reçoit sûrement des tonnes de courriels qui ne méritent pas d'être lus par sa personne). Mais du bon côté, elle connaît très bien mon superviseur, et il lui avait déjà envoyé une lettre de recommandation. Confuse par cette lettre sans candidature, elle répondit via la secrétaire de son département.

J'ai donc été informé qu'il n'y avait pas de postdoc de libre mais qu'ils avaient un poste de professeur pour l'automne 2007, si je voulais toujours faire application. Ce que je fis. C'est probablement l'unique application que je n'ai pas envoyé à la toute dernière minute, et après avoir reçu un accusé de réception par courriel (m'informant qu'on me contacterais s'ils avaient besoin d'autre chose), plus aucune nouvelle. Ceci n'est pas surprenant du tout, après tout, je n'ai reçu de signes de vie que de 2 des 3 endroits où il fallait envoyer une application sur papier par la poste, et que, côté électronique, je n'ai eu que seulement deux réponses (Harvard, aucun postdoc pour l'instant, et Waterloo, où je suis maintenant) sur cinq ou six applications. Jusqu'à aujourd'hui, où j'ai reçu un nouveau courriel me demandant d'envoyer 2 autres lettres de références, maintenant que JHU (abréviation pour Johns Hopkins U, U étant abréviation pour University, comme dans Bovine University) est en train d'examiner toutes les applications. Alors je suis content de voir que JHU considèrent tous leurs candidats (plusieurs université semblent penser que la plupart des candidats ne valent pas mieux que du poisson pourri). De plus, la description du poste ne comportait pas le genre de niaiseries prétentieuses qu'on voit presque partout ailleurs. Il semble que même la plus poche des universités n'aie de job que pour d'incroyables génies de la trempe d'Einstein, avec un dossier de publications plus épais que l'annuaire de Chine ainsi que des talents de communications hors du commun tout en étant en plus des enseignants et vulgarisateurs capables de faire comprendre les détails les plus pointus de la physique quantiques aux plus caves, paresseux et illettrés des attardés. C'est pas mal intimidant de lire ce genre de truc. OK, ça tombe moins dans l'hyperbole, mais qu'importe. Johns Hopkins est l'un de ces endroits où une demande pareille soit justifiable. Et pourtant ils sont assez humble pour ne pas en faire autant. C'est fort rafraîchissant à voir.

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