Un bleuet loin du fjord

Sunday, July 08, 2007

La fête du Canada

(OK, this time I'll put an English version below, but I seriously thought it'd be more appropriate to be unilingual again)

Moins d'une semaine après mon pas de Saint-Jean, des témoins de Jéhovah se pointaient chez nous le jeudi soir et sont resté jusqu'à lundi le 2 (férié parce que c'était la veille du film Transformers). Ne vous inquiétez pas, je suis tout aussi catholique que jamais. En plus, ils avaient apporté de la bouffe pour nourrir une armée pendant six mois, incluant un brie triple crème "Belle crème" de Portneuf au complet, un machin de la taille d'une assiette, et pas les petites à dessert. La preuve:

Bref, à cause de congrès à Kitchener, les cousins torontois* de ma blonde sont venus passer la fête du Dominion hors du centre de l'univers. Il faut dire que Waterloo autour de la journée du déménagement (phénomène étranger à l'Ontario) ressemble moins à une ville étudiante et beaucoup plus à un rassemblement de colons. Les pauvres gigons à coupe Longueuil s'attroupant autour d'un pick-up sale dans un stationnement de minimail en parlant de chars et de plottes à gaz pendant que leur obèse progéniture s'empiffre de chips et de liqueur (de "Coca" comme diraient les framçais) constituent en effet un phénomène fréquent par les temps qui courent. De toute évidence, les gens plus civilisés quittent la "ville" pour leur chalet. N'aillant pas de résidence secondaire à proximité, on est resté plus ou moins prisonniers de notre appart, fait qu'on a mangé beaucoup pendant quatre jours (et plus) et qu'on a vu des feux d'artifices (des vrais). On a aussi vu un petit chien se faire frapper par un char. Le pitou n'était pas des plus bright, mais il y a deux morales à cette histoire. Primo, la fête du Canada tue de charmant petits pitous, et, secundo, il y a de la bête écrasée en maudit à Waterloo. Que ce soit des marmottes, des lapins, des mouffettes, des écureuils, des chiens ou des chats, il n'est pas rare de trouver des touffes de poils toutes écrapouties sur n'importe quelle rue.

La fin de semaine suivante (celle qui vient tout juste de se terminer avant-hier), on est allé à Toronto rendre le chargeur de batteries oublié aux cousins et magasiner un peu. On a enfin acheté un meuble pour la télé chez Ikea (fini la télé sur sa boîte) ainsi qu'une commode pour serrer nos vêtements (après neuf mois, c'est le temps de sortir des valises). Et quelques vêtements, et des souliers. Comme je l'ai déjà dit, les centres d'achat de Waterloo font encore plus pitié que Place du Saguenay (même quand ils sont plus gros). Ah oui, on a encore mangé beaucoup, partculièrement le plus gros hamburgers (un peu tartare d'ailleurs...) que j'aie mangé à vie je crois.
On a passé une heure à têter dans le traffic Torontois (pour faire 10 kilomètres) pendant le voyage de retour (d'un total de 110 kilomètres en deux heures, faites le calcul). Même avec 10 voies dans le même sens, le monde a de la misère à avancer. Eh misère!

Revenu chez nous, on a fait sauter un fusible (une fiouze en bon français) en passant l'aspirateur tout en climatisant l'appart (non, ce n'était pas dans la même fiche, mais l'électricité est connectée bizarre dans cette piaule). Mauvaise surprise: c'est le genre de fusible ancien qu'il faut remplacer, et non pas le style moderne "interrupteur-qui-saute" (switche en bon français) qui se reclanche d'une shote (mon français est toujours impeccable). Il est dimanche soir, tard. Mais c'est le fusible du frigidaire (pardon, frigo), pis il fait chaud, alors on part en quête d'un fusible 15 Ampères de type D. Premier arrêt, Sobeys: tout plein de 15 A, type P et de 30 A, type D, mais pas ce qu'on cherche. Ensuite, Shopper's Drugmart (Pharmaprix): pas de fusible. L'autre Sobeys sur Bridgeport, encore là, pas le type de fusible qu'il nous faut. Sur le retour, on arrête à la "plazza" de l'université, les étudiants, dont beaucoup d'ingénieurs, doivent ben faire sauter des fusibles à de drôles d'heures itou, il doit bien y avoir quelqu'un qui en vend. Le dépanneur (pardon, magasin de convéniance) du coin en a, mais, fatalité, toujours pas de 15 A, type D... Finalement c'est au Farah Foods (épicerie pas beau, pas bon, très cher) qu'on trouve ce qu'il nous faut (j'imagine qu'à 5 piasses pour 2, c'est de la crosse, alors c'est pour ça qu'il en reste). Notre réfrigérateur et son contenu sont sauvés (particulièrement le reste encore important du Brie triple crème de Portneuf, dont la date d'expiration est l'avant-avant-veille de la fête de l'indépendance américaine).

Ah oui, on a mangé nos deux premières tomates raisins. En voici la photo:

Bon, je pense que ça suffit. Je vous conterai mes histoires d'araignées une autre fois. Je ne voudrais pas faire de cauchemars...
Bien qu'ils ne l'admettront pas, les deux sont nés à Chicoutimi, ce qui en fait des bleuets qui se renient

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Less than a week after the non-celebration of Saint-Jean-Baptiste, in the evening of Thursday June 28, Jehovah witnesses came to our humble dwelling and then they stayed until July 2 (which was a holiday as it was the eve of the 89th anniversary of the US Migratory Bird Treaty Act). Do not worry, I am as Catholic as ever. We let them him because they brought enough food to feed an army for six months, including a triple cream Brie from Portneuf the size of a dinner plate (see picture above).

OK, so because there was some sort of gathering in Kitchener, my better half's Tronna cousins* came to visit just in time for Canada Day. But many students and all those who have a cottage somewhere outside of town desert the city for such a celebration, which reduces the local population to mostly rednecks sporting mullets, assembling around dirty pickup trucks in minimall parking lots, dicking around while their fat ugly kids consume tons of chips and colas. In such environment, we somewhat voluntarily confined ourselves to our living quarters while trying to put a dent in our food reserve. Oh and we went to see the fireworks. But then a little dog got hit by a car. The moral of that story: Canada Day kills cute (but not so bright) puppy dogs. But that's OK, because there's tons of roadkill in Waterloo, whether it's bunnies, groundhogs, squirrels, cats, dogs, one more, one less, who cares?

So the following weekend we drove to the center of the universe to return a forgotten battery charger and do some shopping. We finally bought some new furniture at Ikea, including drawers and a TV table (after nine months here it's about time). And more stuff for the kitchen. And some clothes, and shoes. No, I'm not much of a shopper, but the Faubourg Sagamie in Jonquière is better than any Kitchener-Waterloo mall. Oh yeah, we ate tons, again. Including burgers with 1 pound patties (I'm not sure I'm done digesting that one, though I had plenty of time to digest while stuck on the 401, it took the same time to get from Toronto to just outside of Toronto (about 10km), as from there to Waterloo (about 100 km)).

Once we got home, we blew a fuse while vacuuming (turns out the very seperate outlets for the AC and fridge and the third one we used are all on the same one). As it was hot and we could not plug the AC elsewhere, we had to get a new one at night on a Sunday... We tried two different Sobeys, a Shopper's Drug Mart and a convienience store before finding the right 15 A type D fuse at Farah Foods on the university plazza (they probably overprice them a lot, which would explain why they'd be the only one to have those in stock). Oh and we ate our first ripe grape tomatoes (pictured above, no, they were not the size of dinner plates, but of small grapes). I'll spare you the spider stories this time. I don't want anyone to have nightmares.
*they were actually born in Chicoutimi as well, but will never admit to that fact

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