Un bleuet loin du fjord

Wednesday, February 06, 2008

Encore de la neige

(English below)

Aujourd'hui, on a eu droit à la énième bordée de neige considérable du pas-d'hiver ontarien. Pas-d'hiver parce qu'il fait 26 degrés dans l'appartement, même avec la fenêtre ouverte au complet. Pas-d'hiver parce que j'ai vu une mouche dehors s'accrocher au moustiquaire, en pleine tempête de neige du 1er février, donc j'ose pas ouvrir la porte patio pour rafraîchir cette température tropicale à l'intérieur. Pas-d'hiver aussi parce que la dernière bordée de vendredi avait pratiquement complètement disparu hier matin (malgré la neige, on reste pas mal au-dessus des normales). Ici, la neige vient et part vite en maudit. Ça pourrait jusqu'à un certain point excuser les retard en matière de technologie de déneigement. Cela dit, ça n'excuse pas le fait suivant: dans le ROC, ce qui inclut l'Ontario, 70% du monde n'a pas de pneus d'hiver, mais des pneus 4-saisons. Or, il se trouve que même dans le pas-d'hiver ontarien, les pneus d'hiver sont plus efficaces que les 4-saisons. Ce qui prouve scientifiquement que les conducteurs du ROC sont, en général, des épais. Le zozon essayant de monter dans l'entrée en pente douce de l'autre côté de la rue en est un exemple. Il y a peut-être 5 centimètres de neige au sol (une gratte, enfin un pickup avec une petite gratte devant, a déjà déblayé), mais le char, en bas de la côte, à plat, ne peut pas avancer. Il recule pour se donner un élan mais reste pogné là à rouler dans le beurre. Il recule encore un peu et reste collé à un pied derrière ça position initiale. J'ai pas osé regarder ce spectacle pathétique plus longtemps.

J'ai dû finir ma deuxième livre de cretons (les trois autres sont toujours gelées) aujourd'hui en prenant une double ration parce que demain c'est le Nouvel And chinois, l'année du rat en l'occurance, et qu'on doit manger toute la viande dans la maison (excepté ce qu'on a dans le congélateur parce que 3 livres de cretons et de l'orignal, tu manges pas ça en une soirée à deux). Demain ça sera végétarien, mais on a du pain en masse (merci machine à pain de Black & Decker, notre dessert ce soir, c'est du pain au chocolat, mais maudit que les batteurs sont puissants: ils pulvérisent olives, raisins secs, même les graines de tournesol, et font fondre les pépites de chocolats), et des fromages (achetés chez Vincenzo malheureusement, c'est plus cher et t'as un moins bon service qu'au marché de St-Jacobs).

J'attends toujours des nouvelles d'employeurs potentiels, mais au moins j'ai enfin un article qui sera publié dans une revue (journal?) de statistique de renom. J'ai cette drôle d'impression que je devrais remercier quelqu'un à Johns Hopkins... Anyway, je voulais fêter ça avec du cidre de glace et du foie gras, mais ça devra attendre un peu parce que ça ne se trouve pas facilement du foie gras ici. J'imagine qu'un coke pourrait faire l'affaire en attendant.

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So today we had our nth decent snowfall of the non-winter. Non-winter because it's freakishly hot (26 C) inside, even with the windows wide open. Non-winter because there was a fly outside clinging to the bugscreen in the February 1st snow storm. Non-winter also because that snow from last Friday was almost completely gone yesterday morning. But snow comes and disappears in no time here. Which sort of excuses the severe lack of modern snow removal equipment here. But it doesn't excuse the following fact: apparently 70% of all drivers in the Rest of Canada (i.e. everything except Québec) do not use winter tires but keep all-season tires on their cars. But, even in Ontario's non-winter conditions, winter tires outperform all-season tires on basically any road as soon as it gets below 5 C (above freezing point!). Which proves scientifically that the average ROC driver is insane (or an idiot).

Also, today is the last day before Chinese New Year, so we had to finish all the meat in the house and I had a double serving of cretons this morning. Of course, "all the meat" excludes the stuff in the freezer, because even with my girlfriend I can't eat 3 pounds of cretons and a pound or two of moose meat. But I imagine the Chinese government can't hunt us down for that... Anyway, tomorrow will be all vegetarian, which is OK because we have tons of cheese and bread, in the latter case thanks to our Black&Decker breadmaker (we made chocolate bread for dessert tonight, it's sort of cakey but not that sweet, needs butter). But damn are the beaters in that thing powerful. They will pulverize olives, raisins, even sunflower seeds, and they'll melt chocolate chips too.

I'm still awaiting news from two potential employers, but at least I will have something published in a major journal soon. I've got this funny feeling I should thank someone from Johns Hopkins for this, somehow. Anyway, I wanted to celebrate this with ice cider and foie gras, but it'll have to wait since foie gras is hard to find around here. Ice cider is impossible to find, because of the ice wine hegemony here (These silly Ontarians don't know what they're missing: ice cider is better, apple flavours are not overwhelmed by the extra sugar, and cheaper to boot), but we had brought a bottle back from Québec after the Christmas holidays. I guess in the meantime, I'll just celebrate by buying myself a coke or something.

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Friday, December 21, 2007

J'm'appelle manche de pelle...

(English below, if my arms don't fall off by then)

Quand la pelle est cassée, j'm'appelle p'us. Ma blonde et moi avons eu la merveilleuse idée de ne pas prendre la peine de s'acheter une pelle pour le char avant de partir de Waterloo. Mais on savait qu'il y allait avoir tempête, on voulait juste arriver OPC comme on dit.

Le stationnement à Montréal n'était pas merveilleusement déneigé à notre arrivée (le char du voisin n'avait pas bougé depuis belle lurette en plus), et il est tombé genre 36 cm de neige (ou 32 selon la source, mais moins que le record de 41,2 cm de 2005). C'était dimanche: je suis allé faire un tour chez RONA pendant que les flocons tombaient à sciau, mais ils n'avaient pas grand chose, juste d'énormes pelles et des mini-rétractables. Je me suis dit que je reviendrais plus tard. Erreur. Depuis la tempête, c'est pénurie de pelles dans Montréal et ses environs (toutes ces banlieues, comme Laval, Longueuil et Brossard dont les habitants diront qu'ils viennent de Montréal en dehors de la région couronnant la métropole). Mais il me faut me rendre jusqu'à Chicoutimi demain, alors il fallait absolument déneiger (dans ce cas-ci ça tenait plutôt de l'excavation) le char.

Heureusement, Jean-Guy, le voisin d'en-bas possède deux pelles qu'il m'a généreusement prêtées à ma demande. Fort heureusement d'ailleurs, car même si j'avais acheté une pelle rétractable chez RONA, ç'aurait été impossible de faire la job, ça aurait été la même chose que le faire à la cuillère. Ça m'a pris une heure à désenvelir mon Rav4. À la fin, j'avais l'air d'un abominable homme des neiges à l'agonie. J'ai probablement réduit mon espérance de vie de trois ans (et je mourrai probablement d'une crise cardiaque en pelletant de la neige, à moins que le réchauffement de la planète élimine la neige d'ici là). J'espère avoir assez de force demain pour tourner le volant, le Parc, contrairement à la 20, c'est des courbes pis de côtes, pas une planche droite (je suis fort tenté de faire une analogie avec les femmes ici, mais ce sera pour une autre fois, mon cerveau est tout aussi en compote que mes muscles).

Ah oui, le déneigement à Montréal, c'est de la grosse merde depuis les fusions-puis-fissions (je refuse de dire "défusions") municipales. Maudits beaux trottoirs en plus, pourtant les petites grattes de trottoirs ne devraient pas avoir de misère à faire leur job de nuit quand il n'y a personne...

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OK, I guess my arms are still attached to the rest of my body. Barely. My girlfriend and I had the marvelous idea to not buy a shovel for the car before leaving Waterloo, even though we knew a snow storm was coming. I guess we just wanted to escape to civilization as soon as possible.

When we arrived in Montreal, our parking spot wasn't so nicely plowed. For one thing, the neighbour's car hadn't been touched in a while apparently, and was covered in snow. Then, on Sunday, 36 cm of snow fell on the city (or 32, depending on the source, either way, not a record, as in 2005, 41.2 cm of snow fell on Montreal). As the snow was falling, I went to RONA to attempt to buy a shovel, but they only had a couple of gigantic ones and a couple of small, retractable shovels that are about as good as toy shovels that kids used in their sandboxes (or adults use as dog poop scoopers). I didn't buy anything thinking I'd find better later. That, technically, was a mistake, as from the next day (and since) the entire Montreal region (including its extended suburbs, such as Laval, Longueuil, Brossard, and all those other places where people will claim to be "from Montreal", though they're not on the island and were/are vehemently opposed to municipal mergers) had run out of shovels, plows and snow blowers (lots of thefts of those happened as well). But I have to be in Chicoutimi tomorrow so it was imperative that I clear my car of snow (well, at this point, since there's been more snow after Sunday, it was more of an excavation job).

Fortunately, Jean-Guy, our downstairs neighbour, had two shovels he generously lent to me (at my request). Very fortunately in fact, as even if I had bought a small shovel from RONA I would not have been able to do the job, I might as well have done it with a spoon. So I finally cleared the snow off (and around) my Rav4 (it took me an hour). By the end, I looked like an agonizing abominable snowman. I probably reduced my lifespan by 3 years (and I will likely die of a heart attack shoveling snow, unless global warming eliminates snow by then). I hope I'll have enough strength left to turn the steering wheel tomorrow, as I have to drive through the Parc, which is all hills and curves, unlike the 20. Damn, I can't make an analogy with the female form in English either. Oh well...

I should say that the snow removal operations in Montreal have sucked badly ever since the municipal mergers-and-demergers (is that even a word?). They can't even clear the sidewalks properly, though those little sidewalk plows could easily do their jobs at night when nobody's outside. Oh well, Chicout doesn't have this kind of problem. The streets are wide, and the sidewalks just aren't plowed.

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Saturday, November 24, 2007

Guelph un samedi après-midi

Réponse: Birmingham en Angleterre, c'est de là que vient le chocolat Cadbury.

(English below)

Il ne reste qu'un mois avant (la veille de) Noël, et on a eu droit à la première chute de neige de la saison jeudi. Les prévisions mecredi annonçaient 20 à 25 centimètres, mais à mesure que le temps passait, la température ne baissait pas et il pleuvait à siaux. Finalement, on a eu seulement 2 centimètres à peu près, et jeudi matin le spectacle était beaucoup moins désolant que l'an dernier, en partie parce que plus de monde a eu le temps de mettre des pneus d'hiver. Il y avait quand même une couple de zozons qui ont eu de la misère a tourner sur la pente hyper-douce au coin de la rue... Aucun problème de ce côté en Rav4, avec des pneus d'été, peut-être que le poids des pneus d'hiver dans le coffre aide, qui sait?

Anyway, rien de bien nouveau sous le soleil de Waterloo. On a visité David's Gourmet, une "épicerie fine" pas si loin de chez nous, qui tient du Vicenzo's en plus spacieux et plus cher. Honnêtement, ça n'en vaut pas le prix, que ce soit pour leur pain 5.50$ qui n'est pas mieux que le pain Ace au Zehrs, ou leurs fromages qui n'offrent aucune compétition à l'épicerie européenne du village Belmont.

Pour se changer les idées, et pour se rendre à la caisse pop la plus proche, on est allé à Guelph aujourd'hui, à une demi-heure de Waterloo par la 7, qui tient de la route de campagne à une voie de chaque bord et des lumières, contrairement à la 8, une autoroute propre. Ma blonde me dit que c'est l'une des premières villes au Canada construite à partir d'un plan d'urbanisme, mais nous n'avons pu déceler aucun indice de cela. Les mêmes noms de rues qu'ailleurs, les lumières qui sortent de nulle part, des rues qui bifurquent à 90 degrés alors que la ligne droite change de nom, la géométrie non-Euclidienne du système routier... mettons que ce n'est pas Milton Keynes.

Pour une ville de 100 000 habitants, le centre-ville ressemble plutôt à celui d'une ville de 30 000 âmes, peuplé de vieux robineux ouvriers barbus mangeant dans des gargottes populaires. Le centre d'achat de la rue "Old Quebec", en plein centre-ville, était encore moins achalandé que le mail bâti dans une vieille grange de St-Jacobs, et n'a qu'une douzaine de commerces, dont une chocolatirie-confiserie qui vend beaucoup trop cher pour la qualité de son chocolat (bon, c'est normal que les barres de chocolat Cadbury importées de 250g soient plus chères que dans leur pays d'origine, mais elles étaient à 2 pour 2£ chez Sainsbury's, alors les voir à 8$ l'unité, ça fait mal). On a cherché en vain un mouton ontarien pour ajouter à la crèche à Chicout, malgré avoir fait le tour d'une demi-douzaine de magasins à cossins. Finalement, après un chocolat chaud dans un petit café, on s'est acheté des tartelettes dans une boulangerie-pâtisserie du coin (une "bakery" en fait, et ici, ça tient beaucoup plus de la pâtisserie, les pains ne gagneront aucun prix, même dans les meilleures boulangeries ici, la qualité semble baisser avec le temps), et on a sacré notre camp. La prochaine fois, ont essaiera London, c'est peut-être plus excitant. Entretemps, faut que je fasse une liste de cadeaux pour Noël. Comme d'habitude, je n'ai pas beaucoup d'idées. Mais je ne dirais pas non à des barres de chocolat Cadbury de 250g à 2 pour 2£ chez Sainsbury's, fouille-moi pourquoi. Pour moi, ça doit être une déficience en chocolat.

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There's only one month left before Christmas (Eve) already, and we just got our first snowfall (accumulation) of the season. On Wednesday, the forecast was of 20 to 25 centimeters of snow, but as time went on, the temperature wouldn't drop and it just kept raining heavily. Eventually, it did drop below freezing, but all we got was a measly 2-3 centimeters of snow and ice pellets, so Thursday morning's spectacle wasn't half as pathetic as last year's, in part because more people had time to change to their winter tires. Still, a few poor souls had to come out and push their cars to turn the corner of Glenelm and Parkside, with its minimal slope. No problem doing that on summer tires in a Rav4 though, maybe the winter tires in the trunk helped, who knows?

Not much is new under the sun of Waterloo. We did try David's Gourmet, a "fancy" grocery store not far from home that's similar to Vicenzo's, except that it is more spacious, less busy and pricier. It's not worth it. Their $5.50 fresh bread ain't half as good as the Ace bakery bread you can buy at Zehrs for less, and their cheese selection offers no competition to that of the European grocery store in Belmont Village.

To get a change of scenery, and to visit the closest "caisse pop", we went to Guelph this afternoon, which is about half an hour of driving on the 7, which isn't a highway like the 8, but more of a country road, with one lane in each direction and lights in the middle of nowhere. My better half tells me that Guelph was one of the first Ontarian (or Canadian) planned city, but we saw no evidence of that. The same street names as everywhere else, lights in the middle of nowhere, streets that take a 90 degree turn while the straight direction changes name, road system based in non-Euclidian geometry... Let's just say it's not Milton Keynes. Also, the Downtown Guelph directory pages completely lack design and oversight (or is full of the latter, depending on the definition) as well...

For a city of 100 000 people, it feels more like 30 000. Its downtown area is filled with vagrants old bearded workmen eating in the local cheap eateries. The shopping mall on Old Quebec street, in the heart of downtown, has maybe twelve shops and is less busy than St-Jacobs' outlet mall. Its one chocolate shop is too pricey for the quality it offers (really, I know imported chocolate should be pricier than in its country of origin, but bars of 250g of Cadbury chocolate sold at 2 for £2 at Sainbury's, so it just hurts to see them at $8 a bar there). We tried in vain to find a little sheep decoration for the Nativity scene we'll put on the mantlepiece in Chicout, despite visiting half a dozen cheap and not so cheap decorative and other useless gizmo shops. Oh well, I guess it'll have to wait, again. We quickly grew tired of Guelph, so after a couple of hours, we had some hot cocoa in a cafe, then went to a bakery to buy some tarts and a baguette, and left. Next time we'll try London (Ontario) or something. Hopefully it'll be more exciting.

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Friday, October 19, 2007

Rattrapage

(English below, comme toujours

Bon, j'ai pas écrit beaucoup sur ce que j'ai fait depuis mon retour d'Angleterre, alors allons-y pour un billet de rattrapage.

On est allé à Toronto la fin de semaine après notre retour pour fêter d'avance l'anniversaire de la mère de ma blonde. Une grosse gang dans un restaurant Chinois (avec le chum de la soeur de ma douce moitié, qu'on a pu voir sur CNN récemment, j'étais le seul "gwaï tsaï", ce qui se traduit vaguement par "garçon fantôme"). C'était pas mauvais mais on a juste eu la peau du canard de Pékin: où est la viande, bonyeu? (Parce que la bouffe chinoise est supposée être meilleure à Toronto qu'à Montréal, honnêtement, je n'ai pas vu de différence, sauf pour ça; faudra essayer un autre restaurant). En revenant (après un petit détour par T&T, supermarché chinois qui est toujours plein, même à 23h30, et qui a la particularité d'être propre), j'ai vu pour la première fois de ma vie une mouffette en liberté. Elle marchait sur le trottoir Torontois dans le coin de la station de métro Woodbine (étant en char, on était hors de danger, mais il y avait des piétons à quelques mètres de la créature, l'histoire ne dit pas s'ils ont croisé la petite bête comme le perso d'un certain JF dans une de nos games de Donjon...).

Rien de bien nouveau s'est produit au mois de septembre. Par contre, parce que une certaine copine de ma blonde a décidé d'aller à Vancouver au lieu de venir nous dire bonjour, on s'est tapé un voyage jusqu'à Québec pour la fin de semaine de l'action de grâce. C'était en pleine canicule ici, par contraste à la neige (fondante) qu'on a eu à la même date l'an dernier. On a pris la 407 pour essayer d'éviter le traffic mais en vain, ça nous a pris huit heures pour se rendre à Montréal. On a fait du magasinage à Québec où les températures étaient heureusement saisonnières. J'ai enfin acheté une froque d'été pour remplacer mon vieux manteau Chlorophylle que je portais depuis 14 ans (soit près de la moitié de ma vie). Le congé a été malheureusement trop court, et parce que la mère de ma blonde fait toujours de la bouffe pour quinze quand on visite, on a pas eu l'occasion de manger une poutine chez Ashton. On a pris la 40 pour le retour (pour éviter les bouchons sur la 20, quand t'approches à 30 kilomètres de Montréal), et on a profité des couleurs automnales. On a fait un inévitable arrêt à Montréal pour acheter nos vivres essentiels: bagels, pain (de Première Moisson parce que le Fromentier était fermé), cretons, ainsi que des épices de chez Schwartz achetées chez Métro Chèvrefils et du fromage en grain de la fromagerie Boivin, tout frais en plus (pas réfrigéré, comme il se doit; tout le monde, sauf l'Ontario, sait que mettre du fromage en grain au frette c'est l'anéantir). Le retour à Waterloo a été particulièrement pénible, avec du traffic monstre à partir de Kingston, et, la canicule étant toujours là de ce côté de la rivière Outaouais, pas de couleurs d'automne pour nous donner quelque chose à admirer dans le paysage.

Depuis qu'on est revenu, je suis occupé par la recherche (scientifique, je doit publier ou périr, et d'emploi pour l'an prochain). Entre temps, on a essayé une nouvelle pizzéria, New York Pizza, pour voir si il y a mieux que Twin City Pizza. Le service était bien mais la pizza, bien que bonne, ne vaut pas celle de notre place habituelle. Et les ailes de poulets étaient bien ordinaires. Pour ma fête, on est allé mangé chez Ennio's, restaurant italien membre d'une chaîne du coin. C'était bien, mais on est entré et ressorti en 45 minutes; me semble que c'est vite pour un souper.

Finalement, Colm Wilkinson, fantôme de l'opéra originel de la production canayenne de Toronto (celui qui chante sur le disque, pas l'inférieur ténor à la voix nasillarde que j'ai entendu chanter deux fois à Montréal) et le Jean Valjean des Misérables en version anglaise (Robert Marien serait la référence pour la version française) venait donné un concert à Kitchener ce soir (hier, techniquement, maintenant). Parce qu'on a jusqu'à maintenant pas profité trop trop de la culture ici (hormis le festival de la fraise de Saint-Agatha), on s'est acheté des billets (pas donnés) voir le spectacle au "Center in the Square", "l'auditorium Dufour" du coin qui a supposément de très bonnes propriétés accoustiques. OK, comme salle, c'est plutôt de l'ordre de la Place des Arts (et même plus sophistiqué, du moins techniquement parlant, côté classe des spectateurs, on repassera).

J'avoue que je ne suis pas très friand des comédies musicales de Broadway (je préfère de loin l'opéra, mais la compagnie d'Hamilton qui vient ici a des problèmes financiers et ils ont cancellé leur saison, ce qui est triste parce qu'ils auraient fait La flûte enchantée; j'aurais bien aimer amener ma blonde voir ça), mais l'Irlandais maintenant citoyen de Toronto a de multiples talents et peut chanter aussi bien du Ray Charles et du Leonard Cohen pour sortir du sirop épais qu'ils appellent culture sur la célèbre avenue de New York. En passant par le blues, le rock, les jokes sur l'Irlande (et les Maple Leafs), Wilkinson a aussi offert des tounes de son cru (il avait son propre groupe à l'époque et est auteur-compositeur-interprète, il joue de la guitare), ainsi que "Danny Boy", second hymne national de l'Irlande (moi, qui a pourtant des ancêtres là, ça m'a pas fait un pli) et une chanson à boire (et à répondre, mais le public était en général vieux et sans énergie, sauf pour demander "Bring him home" des Misérables, ils étaient là juste pour ça semble-t-il). Le spectable était trop court de l'avis de ma blonde (deux heures sans compter l'entracte) mais ce fut une soirée bien remplie.

Bon ben c'est une bonne mise à jour. Le prochain billet sera à l'Halloween peut-être?

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As usual, I'm lazy again and it's late. I'll translate this before the end of the weekend. Well, less than 24 hours after the end of said weekend.

The weekend after our return from the mother country, we went to Toronto to celebrate's my better half's mom's birthday. We went to some Chinese restaurant in Markham (I think it was called "Far..." something), as a large group (mostly Chinese people, with the exception of me and the boyfriend of my girlfriend's sister, the latter was seen on CNN recently for about 2 seconds). It was OK, except for the Peking duck, of which we only got the skin (in the little pita/crêpe thing with the condiments), which was crispy, but where's the beef? I mean meat (duck meat's pretty darn tasty, possibly the tastiest bird out there, and that includes foie gras). Anywho, supposedly Chinese food is better in Toronto than in Montreal (statistically speaking it should), but honestly I haven't noticed a difference so far (except for that disappointing Peking duck). I guess I'll have to try more restaurants there (then again, there's all the seafood I can't eat so can't compare). Anywho, on our way back (with a little detour by T&T, a chinese supermarket which is full even at 11:30 PM, and which sets itself apart by being clean), I saw for the first time a live skunk not kept in captivity. It was slowly moving along the sidewalk in the vicinity of Woodbine subway station (I was out of harm's way being in a car at the time, which is more than I can say for the pedestrians that were a few metres away around the corner from the creature, though I don't know if they actually ran into the furry little beast).

Nothing much new occured in September. On the other hand, in part because a friend of the missus decided to take a vacation in Vancouver instead of Kitchener-Waterloo during its high tourist season, we decided to go to Quebec City for the long Thanksgiving weekend. Incidentally, it allowed us to escape the heatwave covering Southern Ontario at the time (as opposed to the wet snow we had around the same time last year). We left Friday afternoon, just in time for rush hour, so we tried the 407 to save time. Unfortunately, it still took 8 hours to reach Montreal. In Quebec City, which had comfortable seasonal temperatures, we did a bit of shopping and I finally changed my 14 year old Chlorophylle raincoat for a new one. The holiday was unfortunately too short, and because my girlfriend's mom always prepares food for 15 when we visit, we didn't get a chance to have some delicious Ashton poutine. On Monday, we took the 40 back to Montreal to avoid traffic jams on the 20 (about 30 kilometers from Montreal it's common to hit stop and go traffic on such days) and to get a nice view of the fall colours (as opposed to the 20's Madrid restaurant with its bigfoot monster trucks and plastic dinosaurs). We did a long pit stop in Montreal, to buy the usual necessities: bagels, bread (from Première Moisson as Fromentier was closed), cretons as well as Schwartz spices (purchased at Métro Chèvrefils) along with the best cheese curds of all, from fromagerie Boivin, they were fresh too (but not refrigerated, as everybody knows, well except for Ontario, that refrigerating cheese curds annihilates them). The rest of the return trip was particularly painful, as there was lots of traffic (I still don't get how one could have an accident on a clear road in broad daylight, but apparently safe distances is an alien concept to many; and more lanes just means more idiots creating more jams by changing from one packed lane to another). The heatwave was still in full force on this side of the Ottawa river, so there were no pretty colours to look at (except for green, which is bland for this time of year).

Since we got back, I've been busy with research (of the scientific and job kinds, the latter for next year already). We finally tried a new pizza place, New York Pizza, to see if there was something to beat Twin City Pizza. While the service was good, and so was the pizza, it was nothing special, and the chicken wings weren't crispy at all. So our regular place is still the best, though we should try Little Ceasar's soon enough. For my birthday, we went to eat at Ennio's a popular Italian resturant (part of a chain) around here. It was nice, but we were in an out in 45 minutes, which is a bit too expeditive for supper.

Finally, Colm Wilkinson, the original Phantom of the Opera from the canadian production in Toronto (the one who sings on the CD, not the inferior, nasally voiced tenor I got to see twice in Montreal back in 1991 and 1993) and the Jean Valjean of Les Mis (in English, in French apparently it's Robert Marien), was in town this Friday for his first Canadian tour. As our only cultural outing around so far as been the strawberry festival in St-Agatha, we got (pricy) tickets to go see him, at the Center in the Square, the local "auditorium Dufour" with supposedly really good accoustics. Well, actually it's more like the local Place des Arts (it is in fact even more sophisticated, technically speaking; in terms of class of its spectators, it's another story).

I will admit that I'm not the biggest fan of Broadway musicals (I much prefer Opera, unfortunately the Hamilton company that makes productions here is in deep financial troubles and cancelled its season, which is a shame as they were supposed to do Die Zauberflöte; I would have loved to take the girlfriend to see that), but the Irishman who's now a citizen of Toronto (what's wrong with Dublin?) has multiple talents and sang everything from Ray Charles to Leonard Cohen, to move away from the thick syrup they call "culture" on the famous New York City avenue. From the blues to rock to Irish (and Maple Leafs) jokes, Wilkinson also sang songs of his own composition (he happens to be a singer-songwriter and he used to have his own band, he also plays the guitar), as well as "Danny Boy", Ireland second national anthem (despite having Irish blood like 40% of all Quebecers, I was completely unmoved, though it was a fine interpretation), a drinking song (Whisky in the jar, which is a call and response song, but the audience being old and amorphous, apparently was there for the sole purpose of hearing "Bring him home", it's the only thing they were vocal about, except for that obnoxious heckler couple just in front of us). The show was too short (at least according to my better half), 2 hours not including intermission, but it was time well spent.

Well, that's it for now, I guess my next post should come around Halloween, maybe.

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Sunday, July 08, 2007

La fête du Canada

(OK, this time I'll put an English version below, but I seriously thought it'd be more appropriate to be unilingual again)

Moins d'une semaine après mon pas de Saint-Jean, des témoins de Jéhovah se pointaient chez nous le jeudi soir et sont resté jusqu'à lundi le 2 (férié parce que c'était la veille du film Transformers). Ne vous inquiétez pas, je suis tout aussi catholique que jamais. En plus, ils avaient apporté de la bouffe pour nourrir une armée pendant six mois, incluant un brie triple crème "Belle crème" de Portneuf au complet, un machin de la taille d'une assiette, et pas les petites à dessert. La preuve:

Bref, à cause de congrès à Kitchener, les cousins torontois* de ma blonde sont venus passer la fête du Dominion hors du centre de l'univers. Il faut dire que Waterloo autour de la journée du déménagement (phénomène étranger à l'Ontario) ressemble moins à une ville étudiante et beaucoup plus à un rassemblement de colons. Les pauvres gigons à coupe Longueuil s'attroupant autour d'un pick-up sale dans un stationnement de minimail en parlant de chars et de plottes à gaz pendant que leur obèse progéniture s'empiffre de chips et de liqueur (de "Coca" comme diraient les framçais) constituent en effet un phénomène fréquent par les temps qui courent. De toute évidence, les gens plus civilisés quittent la "ville" pour leur chalet. N'aillant pas de résidence secondaire à proximité, on est resté plus ou moins prisonniers de notre appart, fait qu'on a mangé beaucoup pendant quatre jours (et plus) et qu'on a vu des feux d'artifices (des vrais). On a aussi vu un petit chien se faire frapper par un char. Le pitou n'était pas des plus bright, mais il y a deux morales à cette histoire. Primo, la fête du Canada tue de charmant petits pitous, et, secundo, il y a de la bête écrasée en maudit à Waterloo. Que ce soit des marmottes, des lapins, des mouffettes, des écureuils, des chiens ou des chats, il n'est pas rare de trouver des touffes de poils toutes écrapouties sur n'importe quelle rue.

La fin de semaine suivante (celle qui vient tout juste de se terminer avant-hier), on est allé à Toronto rendre le chargeur de batteries oublié aux cousins et magasiner un peu. On a enfin acheté un meuble pour la télé chez Ikea (fini la télé sur sa boîte) ainsi qu'une commode pour serrer nos vêtements (après neuf mois, c'est le temps de sortir des valises). Et quelques vêtements, et des souliers. Comme je l'ai déjà dit, les centres d'achat de Waterloo font encore plus pitié que Place du Saguenay (même quand ils sont plus gros). Ah oui, on a encore mangé beaucoup, partculièrement le plus gros hamburgers (un peu tartare d'ailleurs...) que j'aie mangé à vie je crois.
On a passé une heure à têter dans le traffic Torontois (pour faire 10 kilomètres) pendant le voyage de retour (d'un total de 110 kilomètres en deux heures, faites le calcul). Même avec 10 voies dans le même sens, le monde a de la misère à avancer. Eh misère!

Revenu chez nous, on a fait sauter un fusible (une fiouze en bon français) en passant l'aspirateur tout en climatisant l'appart (non, ce n'était pas dans la même fiche, mais l'électricité est connectée bizarre dans cette piaule). Mauvaise surprise: c'est le genre de fusible ancien qu'il faut remplacer, et non pas le style moderne "interrupteur-qui-saute" (switche en bon français) qui se reclanche d'une shote (mon français est toujours impeccable). Il est dimanche soir, tard. Mais c'est le fusible du frigidaire (pardon, frigo), pis il fait chaud, alors on part en quête d'un fusible 15 Ampères de type D. Premier arrêt, Sobeys: tout plein de 15 A, type P et de 30 A, type D, mais pas ce qu'on cherche. Ensuite, Shopper's Drugmart (Pharmaprix): pas de fusible. L'autre Sobeys sur Bridgeport, encore là, pas le type de fusible qu'il nous faut. Sur le retour, on arrête à la "plazza" de l'université, les étudiants, dont beaucoup d'ingénieurs, doivent ben faire sauter des fusibles à de drôles d'heures itou, il doit bien y avoir quelqu'un qui en vend. Le dépanneur (pardon, magasin de convéniance) du coin en a, mais, fatalité, toujours pas de 15 A, type D... Finalement c'est au Farah Foods (épicerie pas beau, pas bon, très cher) qu'on trouve ce qu'il nous faut (j'imagine qu'à 5 piasses pour 2, c'est de la crosse, alors c'est pour ça qu'il en reste). Notre réfrigérateur et son contenu sont sauvés (particulièrement le reste encore important du Brie triple crème de Portneuf, dont la date d'expiration est l'avant-avant-veille de la fête de l'indépendance américaine).

Ah oui, on a mangé nos deux premières tomates raisins. En voici la photo:

Bon, je pense que ça suffit. Je vous conterai mes histoires d'araignées une autre fois. Je ne voudrais pas faire de cauchemars...
Bien qu'ils ne l'admettront pas, les deux sont nés à Chicoutimi, ce qui en fait des bleuets qui se renient

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Less than a week after the non-celebration of Saint-Jean-Baptiste, in the evening of Thursday June 28, Jehovah witnesses came to our humble dwelling and then they stayed until July 2 (which was a holiday as it was the eve of the 89th anniversary of the US Migratory Bird Treaty Act). Do not worry, I am as Catholic as ever. We let them him because they brought enough food to feed an army for six months, including a triple cream Brie from Portneuf the size of a dinner plate (see picture above).

OK, so because there was some sort of gathering in Kitchener, my better half's Tronna cousins* came to visit just in time for Canada Day. But many students and all those who have a cottage somewhere outside of town desert the city for such a celebration, which reduces the local population to mostly rednecks sporting mullets, assembling around dirty pickup trucks in minimall parking lots, dicking around while their fat ugly kids consume tons of chips and colas. In such environment, we somewhat voluntarily confined ourselves to our living quarters while trying to put a dent in our food reserve. Oh and we went to see the fireworks. But then a little dog got hit by a car. The moral of that story: Canada Day kills cute (but not so bright) puppy dogs. But that's OK, because there's tons of roadkill in Waterloo, whether it's bunnies, groundhogs, squirrels, cats, dogs, one more, one less, who cares?

So the following weekend we drove to the center of the universe to return a forgotten battery charger and do some shopping. We finally bought some new furniture at Ikea, including drawers and a TV table (after nine months here it's about time). And more stuff for the kitchen. And some clothes, and shoes. No, I'm not much of a shopper, but the Faubourg Sagamie in Jonquière is better than any Kitchener-Waterloo mall. Oh yeah, we ate tons, again. Including burgers with 1 pound patties (I'm not sure I'm done digesting that one, though I had plenty of time to digest while stuck on the 401, it took the same time to get from Toronto to just outside of Toronto (about 10km), as from there to Waterloo (about 100 km)).

Once we got home, we blew a fuse while vacuuming (turns out the very seperate outlets for the AC and fridge and the third one we used are all on the same one). As it was hot and we could not plug the AC elsewhere, we had to get a new one at night on a Sunday... We tried two different Sobeys, a Shopper's Drug Mart and a convienience store before finding the right 15 A type D fuse at Farah Foods on the university plazza (they probably overprice them a lot, which would explain why they'd be the only one to have those in stock). Oh and we ate our first ripe grape tomatoes (pictured above, no, they were not the size of dinner plates, but of small grapes). I'll spare you the spider stories this time. I don't want anyone to have nightmares.
*they were actually born in Chicoutimi as well, but will never admit to that fact

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Sunday, June 03, 2007

De la belle visite...

(English version below, it's practically a tradition)

'scusez de pas écrire plus souvent, mais je suis pas mal occupé ces temps-ci. Anyway, revenons-en aux nouvelles de la merveilleuse région de Kitchener-Waterloo. Pour la fête de la Reine (et non pas la fête de Dollard ou la journée nationale des Patriotes, après tout on est en Ontario), on a reçu des invités pour la première fois (Norm n'a fait que passer en mars (ou février) alors ça ne compte qu'à moitié). Stephen et Vanessa (Lil v pour les intimes) sont venus faire un tour pendant la longue fin de semaine.

Ils sont arrivés le samedi vers midi. Il faisait beau et chaud, alors on est allé au marché de St-Jacobs (la seule place avec du monde par un temps pareil). On en a fait le grand tour, et on est resté dehors juste assez longtemps pour que je pogne un coup de soleil en constatant que le jus de pommes non-pasteurisé ne sera plus disponible avant semptembre (parce que ça ne se garde pas dehors au soleil, qui le pasteuriserait naturellement). On a aussi fait un petit tour en char voir le "village" de Belmont (pour acheter quelques pâtisseries desserts chez St-Moritz). On a pris une marche en fin d'après-midi voir les canards et les outardes, et leurs petits, qui sont cute mais qui chisent* en masse sur le trottoir, sur le terrain du RIM (Research in Motion, la compagnie qui fait les blackberries). On a soupé au Raintree Cafe (vraiment la place pour manger entre amis à Waterloo, mais pas en grosse gang, c'est tout petit, 4 à 6 personnes au plus, comme un bon groupe de Donjon). Nos hôtes ont adoré. Il faut dire que la place a du charme.

Dimanche, par temps beacoup plus frais, le mercure a monté à 10 degrés au lieu des 15 annoncés, on est allé à pied visiter l'université, dont mon bureau dans son désordre ordinaire. C'était plutôt désert à cause du long congé, et on n'a pas trouvé la bibliothèque, endroit où je n'ai pas encore mis les pieds. La seule autre chose à faire (en l'absence de pétards que tout le voisinage semble utiliser pour souligner la reine) était de jouer au cartes dans un café de thé à bulles à côté de l'université. On voulait manger au Two Goblets pour souper mais c'était fermé depuis jeudi et jusqu'à mardi. Alors on a fait le tour de Kitchener (c'est-à-dire monté la rue King après avoir descendu par Weber) en char pour chercher un restaurant ouvert. Il y en avait pas un câlisse, alors on s'est rendu jusqu'à Sakura Island qui était heureusement anti-royaliste et non-chrétien. C'était toujours bon (un peu moins que la dernière fois), mais c'est pas donné, d'autant plus qu'ils indiquent le 15% du montant sur la facture pour le pourboire, mais ce 15% sur le montant total, bouffe plus les taxes, ce qui est plutôt crosseur comme tactique.

Nos chers hôtes devaient partir le soir même mais leur char ne voulait plus démarrer, faute de batterie. Après un boostage par taxi inutile, ils se sont résignés à rester coucher une nuit de plus, mais ça restait problématique à cause du congé férié le lendemain. Mission: trouver une nouvelle batterie de char alors que tout est fermé (vraiment, le dimanche tout était déjà mort, lundi tout était enterré), en espérant que c'est bel et bien seulement la batterie qui est kaput pas rienqu'un peu. Ma blonde a héroïquement escorté nos copains à la recherche d'un garage ou Canadian Tire ouvert. Les Canadian Tire étaient seulement ouverts dans la section jardinage, fouille-moi pourquoi, mais ma blonde trouva finalement une petite station Esso avec service sur le chemin de Baden qui était ouverte et avait une batterie salvatrice pour ressuciter la Sunfire de Stephen. Un autre tour de char en gang et c'était fini la visite à Waterloo (mais que de souvenirs inoubliables).

Depuis, trève d'amusement. J'enseigne toujours et mon estime pour les étudiants au bacc est à la baisse depuis le fiasco du premier test qui a eu lieu vendredi. J'assistais à une conférence sur la statisque pour le 40ième anniversaire du département alors j'ai laissé une des mes TAs (toutes des filles, la statistique semble être un domaine plus équitable que les math en général, côté représentation des sexes) superviser le tout. Hors, au beau milieu de l'examen, "coïncidence", l'alarme de feu est déclenchée... Ce qui en fait la cinquième alarme dont je suis témoin en cinq mois. À McGill, c'était deux ou trois par année, dont une était toujours par un bel après-midi d'octobre, histoire de faire un exercice d'évacuation.
Il semblerait que certains étudiants n'aient pas voulu évacuer, et qu'ensuite plusieurs aient discuté du test en broutant dehors. Enfin, lors du retour en classe, certains auraient recommencé à écrire alors qu'ils avaient été sommé de remettre leur test immédiatement. Ce genre de truc me met en tabarnac. Si c'était une fausse alarme déclenchée pour perturber le test, cela voudrait dire que les tricheurs à Waterloo sont à la fois téméraires et criminels au sens propre du terme. Qu'il me soit possible d'entretenir pareille hypothèse m'écoeure au plus haut point.

La conférence était relativement intéressante, il faut dire que plusieurs sommités y étaient, ce qui démontre à quel point l'université de Waterloo a été influente dans le domaine depuis 40 ans. Mais plusieurs sommités sont aussi sommités en présentations soporifiques. Au moins ce n'était pas le cas pour Robert Tibshirani (professeur à Stanford). Je dis ça parce que je suis sûr et certain de l'avoir déjà vu avant, mais je ne me rappelle plus d'où ni de quand.

Avec la chaleur accablante des derniers jours, la tuyauterie sous le lavabo dans la cuisine a lâché (après vérification, là où il devrait y avoir du vissage, c'est complètement lisse, ça devait donc tenir par magie). Fait qu'on a mangé au restaurant en fin de semaine plus qu'à l'habitude pour éviter d'avoir trop de vaisselle qu'on ne puisse faire. On s'est acheté un gyro au mail de St-Jacobs, gyro au boeuf faute de veau et sans tzatziki. Blasphème! Ça prend quelque chose pour annuler l'oignon. On a soupé chez "Swiss Chalet", l'équivalent ontarien de Saint-Hubert BBQ. Il y avait un file à l'entrée comme dans toute bonne rôtisserie qui se tienne (sauf la défunte rôtisserie Mont-Royal, pourtant pas chère et très mangeable). Et, je dois l'admettre, les frites étaient meilleures que chez St-Hubert. Mais la comparaison s'arrête là. Le poulet est inférieur, et de beaucoup. La peau est molle, graisseuse et sans goût. OK, le pain pourrait être vu comme meilleur, mais le demi-pain à hamburger de St-Hubert est là parce qu'il va parfaitement avec la sauce. T'as pas besoin de 6 petits contenants de beurre pour l'accompagner. En plus, t'as pas de salade de chou (traditionelle ou crémeuse) chez Swiss Chalet, et les ontariens ne connaissent pas la tarte au sucre.

Bon, c'est tout pour l'instant. Mais j'ai hâte au temps des fraises (c'est pour bientôt).

*allez vérifier dans le Bescherelle voire comment on épelle le verbe "chier" à la troisième personne du pluriel

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Sorry, I don't write often but I'm quite busy lately. Not to mention it's really hot in here. I think I'll move into my car, because it has AC... Anyway, we finally had some visitors for the long Victoria Day weekend (you know, that fat British queen who ate pizza, at least according to some English camp an acquaintance of mine attended long ago). OK, technically, Norm came first in March (or February), but only passed by so it only half-counts. Stephen and Lil v stayed over the long week-end.

They arrived on Saturday around noon, then we took them for a grand tour of the St-Jacobs market, long enough for me to get sunburn and to realise that they won't be selling unpasteurised apple juice ("apple cider" as they call it) until September because it doesn't keep well in the sun. We then went around town in my Rav4 and stopped by St-Moritz in Belmont village to buy some pastries. And then we went to see ducks, geese, ducklings and goslings by the RIM park. Some stupid ugly kids had already scared most of them away by the time we got there though. They had been throwing rocks and other crap in the pond. Stupid ugly kids... We went to Raintree Cafe for supper (as it's the best place to eat in Waterloo) and our guests loved it. They promised to go there again if (when?) they visit again.

On Sunday, which was actually pretty chilly, the temperature never going beyond 10C instead of reaching the forecasted 15, there wasn't much to do but visit the university, including my messy office but excluding the library building which I have yet to bother to visit. Or find. After taking a few pictures, we went for some bubble tea and a game of card at a local bubble tea/game place on University Plazza. Not that there was much of a choice, not a lot was open. And we don't have cards at home. Yet. We wanted to have supper at the Two Goblets restaurant (which I kept referring to as the 3 Goblets), but it turns out the place was closed since Thursday until Tuesday. So we went on a grand tour of Kitchener (that is, down Weber, then up King) to find an open restaurant on a Sunday evening. Turns out there isn't such a thing on the eve of Victoria day. But fortunately, Sakura Island, being heathen and anti-monarchist I guess, was open, so we went there. It was almost as good as last time. But it's slightly pricey, and the 15% they mention on the bill is calculated including the taxes. That's not how one calculates tips. Devious bastards.

Our guests had planned to leave Sunday evening, but their trusty Sunfire suddenly wouldn't start. We suspected a dead battery, so after fruitlessly looking for someone with booster cables, a taxi was called in vain (for 25$). Then Stephen and Lil v had to spend an extra night of anguish in Waterloo, realising that a new battery would be hard to find on a holiday, given that everything was dead on a Sunday already. But hope was not lost yet, and if it was indeed only a battery issue, maybe something would be open the next day. So on Monday my better half courageously embarked with our guests on a mission to find an open Canadian Tire of service station out there. It turns out the gardening sections of Canadian Tire was open, but nothing else. But, eventually, they found an open Esso service station on the way to Baden, tucked in between police cars waiting to catch Sunday-on-a-Monday drivers speeding on rural roads, that had a battery to resurrect the Stephen's Sunfire. After one last car ride around town and country, it was the end of our guests visit to Waterloo. Oh, what memories.

Since then, the unbearable heat has returned. I'm still busy teaching, but will omit commenting on that in English for reasons of privacy. There was a conference at the university that I attended. It had many big names in statistics, all of them having been to Waterloo at some point as a student. I guess it shows how much influence the university has had over the field in the last 40 years. Yeah, many big names are also experts in the field of sleep inducing seminars (I won't say who, but let me mention that Tibshirani is not one of them, that guy will keep you awake and interested for an hour, without feeling too much lost).

Oh yeah, possibly because of the heat, the pipes under the kitchen sink have come apart (as it was completely smooth where there should have been grooves for screwing things together, I can only guess that it was held together by magic). So we've had to eat out more than usual to avoid having dishes to wash. This included having a gyro at the St-Jacobs outlet mall (which we also visited for AC reasons). That was a beef gyro (somehow there was no veal option), but the bigger crime was the complete lack of tzatziki (so there was nothing to cancel out the onion)... Then we went to Swiss Chalet, Ontario's answer to St-Hubert. Like any good BBQ chicken place, there was a lineup at the entrance. And, I have to admit, the fries were better than at St-Hubert (actually, not much of a feat, almost anything beats St-Hubert fries), though they weren't especially good. But that's as far as it goes. The chicken was decidedly inferior, with a greasy, tasteless and soggy skin. The bread could be seen as superior but it was just a standard bun, accompanied by 6 small cups of butter. St-Hubert's half-burger bun just goes perfectly with the sauce. But Swiss Chalet has a smaller menu, no cole slaw at all (well, maybe as a possible side instead of fries, but I didn't check), and Ontario has no sugar pie, period. No, butter tarts don't cut it (besides, Swiss Chalet doesn't have any). Oh yeah, we had some sort of greasy cheese and garlic bread to start. It wasn't half as healthy as it looked on the picture (and also, way more greasy than on said picture, it was drowning in melted garlic butter).

Well, I guess that's it for now. I can't wait until strawberry season. I'm tired of seeing boxes of giant, badly ripened plastic California strawberries all over the place. I want the real, local stuff, and soon.

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Friday, April 13, 2007

Remarque déterministe

(English below)

Lorsque vous êtes sur la route en Ontario et vous voyez un véhicule dont la plaque est écrite en rouge: si c'est une voiture, alors elle vient du Nouveau-Brunswick, si c'est un camion (pick up et tout le reste), il vient de l'Alberta.

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When you're on the road in Ontario and you spot a vehicle with plates written in red: if it's a car, it's from New-Brunswick, if it's a truck, it's from Alberta.

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Monday, March 05, 2007

Cretons maison, prise 2

(English below)

Pas plus tard qu'hier, j'ai tenté une deuxième fois de faire des cretons maison. Changements obligatoires: un oignon au complet et du gras. Faute de vraie panne de porc (essaye de trouver ça quèqu'part en Ontario), on a opté pour du saindoux, comme suggéré dans cette recette-ci. Pas d'échalottes cependant, mais on a mis de la coriandre qu'on avait pas mis la dernière fois. Le résultat est concluant, le saindoux a fait son oeuvre, les cretons se tiennent au lieu de s'égrainaîller (ne cherchez pas ce mot dans le dictionnaire). Le mélange d'épices (aucun lien avec Frank Herbert) n'est pas encore parfait, mais ça va venir.

Entre temps, j'ai terminé l'unique pot de confiture aux petites fraises des champs (de l'Anse-Saint-Jean si je ne m'abuse) qu'on avait rapporté de Chicout, et ma garniture de toast numéro deux est par conséquent la gelée de pommettes de Aunt Mae Home Style acheté au marché de Saint-Jacobs (où il y a du stationnement, contrairement à celui de Kitchener qu'on n'a pas pu visiter encore). Matante Mae (qui est morte hier soir?) devrait se trouver un meilleur traducteur, parce que Crab Apple Jelly ça donne pas "Confiture de pommes sauvages" en français canayen. Et des bluets, ça n'existe pas non plus. Anyway, comme gelée de pommettes style maison, c'est à la fois pâlotte et clairette, et ça manque de goût. Il n'y a pas le petit côté sûrette des vraies pommettes qui les distingue des pommes ordinaires (quelle est la variété utilisée?). Je regrette de ne pas avoir fais le plein de gelées maison avant de partir de Chicoutimi. La gelée de Aunt Mae est quand même mieux que n'importe quelle cochonnerie industrielle, on s'entend (ce qui inclut la gelée de pommes Oka mais exclut la désormais introuvable, en dehors de Québec du moins, gelée de pommes Kraft).

Ah oui, on (incluant ma blonde en congé) est allé à Oakville la semaine dernière parce que mon superviseur voulait que je fasse ma présentation (i.e. la même que pour ma défense et la pièce de résistance qui m'a amené dans la communauté la plus "intello" au Canada) pour une compagnie pharmaceutique dont je tairai le nom (on a signé un gugusse de confidentialité). Des heures de plaisirs dans le traffic de la 401 par temps de cul (en fait, on a pris la 6 dès que possible, puis la 403/QEW pour sauver du temps). Le problème ontarien, c'est non seulement la congestion chronique sur des routes avec une signalisation déficiente, mais le fait qu'ils n'ont pas encore perfectionné l'art de déneiger.

Norm vient faire un tour demain (supposément, visite éclair avec un frangin qui doit décider où faire son doc). J'aurais dû lui dire de passer chez Schwartz nous acheter du smoked meat et des épices avant qu'il parte. Mea culpa.

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No later than yesterday, I tried to make home-made cretons for the second time. Necessary changes to the recipe: an entire onion and some fat. Due to the lack of actual pork leaf fat (if I remember the English ingredients to the dearly missed Quatre Étoiles cretons correctly, try to find that in Ontario) we had to settle for pure lard. No green onions this time (didn't have any), but we added some coriander (and other stuff). The results are in: c'est bon parce que c'est gras. That is, instead of breaking up into small, dried pieces, the cretons hold together and spread nicely over bread (from L'Oven). The mix of spice isn't perfect yet, but it was also a definite improvement over the previous attempt.

On a related note, I also finished the only jar of wild (small field?) strawberry jam we had brought from Chicout (IIRC, the jam itself is from l'Anse-Saint-Jean and costs either $8 or $12, but if you've ever picked such stawberries you understand why such deliciousness comes at that price), so my second toast topping (that is, [second toast] topping, not second topping on the same toast, cretons aren't pâté de foie gras where a little champagne jelly on top can't hurt) is Aunt Mae Home Style crab apple jelly (purchased at St-Jacobs farmer market, where there is parking, unlike at the Kitchener market). I don't know which kind of crab apple Aunt Mae is using, but the jelly is of a pale pink colour, rather than a luscious translucent orangish red. It also has weak flavour, lacking the slightly sour taste that distinguishes crab apples from regular apples. It makes me regret not bringing any home-made (including the apples from the back yard and crab apples growing on the front yard) jelly from Chicoutimi. Oh well, Aunt Mae still beats all the mass produced crap out there (which includes Oka's pink coloured apple jelly but excludes the elusive, as in extinct outside of Quebec City, Kraft apple jelly).

I should mention we (including my better half, who had the day off) went to Oakville last week because I had to present my talk at a pharmaceutical company which I will not name (we signed a confidentiality agreement). Long hours of fun stuck in sucky Ontario traffic in shitty weather. You see, the problem isn't just the chronic road congestion, horrible signage, and lack of dead season driving skills (I've said it before, Ontarians don't know how to drive, while Quebecers do but are crazy); it's the fact that (Southern) Ontario snow clearing capabilities are still at the research and development stage.

Norm is supposedly coming to Waterloo tomorrow (unlike him and myself, someone isn't sticking to McGill and is considering more than one university for a PhD). I should have asked him to stop by Schwartz's before leaving, to bring us some much needed smoked meat and spices. Mea culpa.

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Tuesday, January 09, 2007

Le permis est dans la malle...

(English below)

Bon, cette fois-ci, pas de problème de réseautage avec la SAAQ. J'ai maintenant un permis de conduire Ontarien. Version temporaire en papier avec ma signature mais sans photo (le vrai permanent va venir par la poste plus tard). Le seul hic, c'est que c'est mon nom de baptême complet qui est dessus (faut absolument utiliser le nom sur l'acte de naissance apparemment). Mais, au moins, je ne suis pas Joseph (obscur calembour).

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Well, I finally got my Ontario driving license, as this time there was no network trouble with the SAAQ. Of course, all I have right now is a paper version with my signature and no picture. They took my Quebec one (standard procedure, but whatever), and the real one with a picture is coming by mail soon. There is one little annoyance: my name on this new license is my full baptism name, so it includes my godfather's first name, because they have to use the full name given on the birth certificate. Sorry I can't come up with a clever pun to end this post.

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Friday, January 05, 2007

De retour au Canada

(English below)

Ma blonde et moi (fini la relation à distance) avons fait le voyage Montréal-Waterloo le 2 janvier en char (un Rav4, c'est bien beau mais c'est pas vraiment fait pour les autoroutes). On a d'abord frappé du monde pas vite (à 100-105 km/h dans une zone de 100, droite, planche, d'un ennui mortel, pour qui est-ce qu'ils se prennent?) jusqu'à Cornwall, ensuite en filant à 120 c'était nous les pas vite. Jusqu'à ce qu'on soit à 50km de Toronto. OK, du traffic à 90 c'est pas si pire, mais ça paraît lent en torrieu après avoir fait du 120.

Puis, subitement, sur l'autoroute "Express" (genre 5 voies), on se ramasse dans une flotte de char qui arrête, avance un peu, ralenti, arrête, etc. jusqu'à la sortie vers l'aéroport Pearson. Tout aussi subitement, ça se claire et on peu refaire du 110-115 jusqu'à... Mississauga (ce trou immonde où tous les beignes de Tim Horton naissent mi-cuits). Encore une fois, avance, arrête, avance, arrête... Une fois sortis de cette autre mer stagnante de chars, on pensait en avoir fini avec la congestion automobile... À 5 heures, il reste seulement 25-30km avant de se rendre à Kitchener-Waterloo, mais malgré le fait que la région entière a la moitié de la population de Québec, on retombe dans un traffic pare-choc à pare-choc semblable à celui sur la Rive-Sud à l'approche de Montréal à 17h lors de la fête du travail. Bienque la route soit mieux entretenue qu'au Québec, les entrées et sorties sont nombreuses, mal indiquées et faites de façon bizarre (particulièrement à l'échange Northfield et Conestogo), et les Ontariens savent pas conduire... À un moment donné, la 8 se sépare en quatre à l'approche de Kitchener, on prend une des mauvaises branches, et on perd quinze minute à retrouver le chemin de Waterloo. Ça nous aura pris 8 heures et quart en tout pour se rendre (on a donc perdu à peu près une heure et demi dans le traffic). Épuisés, on s'est dit qu'on ne referra pas le chemin inverse de sitôt.

Le lendemain, grosse partie de magasinage, temps de se trouver un four grille-pain, bouilloire et quelques autres trucs pas trop chers. Le reste devra attendre plus tard, les stocks post-fêtes sont bas, sauf côté souffleuses, parce qu'il n'y a pas de neige et on se dirait en mi-octobre avec la température. D'un autre côté, c'est merveilleux de pouvoir magasiner en char. Maintenant, reste plus qu'à obtenir permis de conduire, immatriculation et assurances auto de l'Ontario. Après quelques vérifications, c'est le permis qu'il faudra avoir d'abord. Par conséquent, on s'est rendu aujourd'hui au Drive Test Center du coin (c'est-à-dire dans un minimall, i.e. un mini presque-centre d'achats, perdu dans un recoin autrement oublié de Kitchener, loin de tout transport en commun, qui est de toute façon plus virtuel qu'autrement). Après une heure d'attente, on est enfin appelés au comptoir numéro 1 pour faire le transfert de permis, mais le réseau de la SAAQ ne répond pas, alors on devra revenir plus tard. En plus, l'immatriculation ne se fait pas à la même place, ce qui veut dire encore plus de niaisage avec un numéro dans une salle d'attente à venir...

Au moins je peux enfin me rendre à la LCBO avec ses king cannes de Molson Canadian dans la section "bières importées", son énorme choix de vins australiens style Yellow Tail, ainsi que son maigre choix de vins français qui sont toutefois moins chers qu'à la SAQ. Cependant, il y a trop de bouteilles style jus Oasis et énormément de bouteilles magnum. En plus ils cartent, comme si j'avais l'air d'un flot boutonneux à "pinch" d'ado achetant de la Wild Cat pour se soûler la gueule...

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My girlfriend and I (no more long distance relationship, finally!) made the Montreal-Waterloo trip in my Rav4 (nice car, but not made for highway driving) on January 2nd. At first, we encountered slow drivers (doing 100-105 km/h in a 100 zone, I mean, WTF) up to Cornwall. The road was flat, straight and already boring us to death. Afterwards, going at 120 we were the slow ones. That is, until we got to within about 50km of Toronto. Granted, doing 90 isn't bad, but it appears extra slow compared to 120.

Then, suddenly, on the "Expressway", we "hit" (not literally) a wall of bumper-to-bumper stop-move-slowly-for-a-bit-slow-down-and-stop-again traffic. This situation just as suddenly clears out once we reach the Pearson airport exit. Once again, we can do 110-115 for a while, until we get to Mississauga (that otherworldly dump where all Tim Horton's donuts are born half-baked). Once again, we get stuck in a stagnant sea of cars. This traffic also eventually dissipates, and we thought we were done with road congestion. But we were wrong, at 5PM, with only about 25km to go before getting home, we encounter a blockade of vehicles, the kind you only see in Quebec on the South shore, going to Montreal at 5PM on Labour Day, with multiple accidents and scorned divorced fathers blocking all bridges. The roads may be better maintained here than in Quebec (especially since there is no snow and the temperature isn't remotely close to the freezing point), but the entrance and exits are numerous, appear out of nowhere, badly indicated and poorly designed (especially at the Northfield-Conestogo exchange). Plus, Ontarians don't know how to drive (unlike Quebeckers, which do know but are otherwise crazy on the roads)... Anyway, at some point, highway 8 suddenly splits in 4, we pick the wrong branch, and it takes us about 15 minutes to find our way back in the Waterloo direction. We finally make it home after a total of 8.25 hours of driving (minus pit stops), so we lost around 1.5 hours in traffic. Completely spent, we vowed not to do this trip again any time soon.

The next day we went on a shopping spree (food, toaster-oven, kettle, and a few other things). The rest (such as a desk and chair, Ms C having brought her compy too) will have to wait because post-holiday season stocks are low (except for snowblowers, because there ain't any of the white stuff and it feels like a warm mid-October from a blueberry point of view). On the other hand, it's fun to be able to go anywhere, anytime, now that we have a car (but Ontario really needs better public transport and break away from the car-slavery state it is in). Now all that needs to be done is to get Ontario driving license, plates and car insurances. After verification (or, rather, numerous confusing reads), it appears that obtaining the driver's licenses has to come first. So off we go to the local Drive Test center (in a minimall, lost in the middle of nowhere, Kitchener, far from any public transit, which doesn't really exist anyway). We wait there for about an hour, I finally get to do a vision test but it all comes to naught because the SAAQ network isn't responding. We'll have to come back later, and to get Ontario plates we'll have to go elsewhere anyway, so I'm guessing we'll waste more time in crowded waiting rooms.

At least I finally got to go to an LCBO, with its king-cans of Molson Canadian in the "Imported Beer" section, its giant Australian wine section (mostly of Yellow Tail quality, besides, it's not very environmentally friendly to get wine from there), and its small selection of French wines (but they are cheaper than at the SAQ, which is good). There's way too many Oasis juice style of bottles and an inordinate amount of magnum (1.5L) bottles, which leads me to believe that, unsurprisingly, Ontarians don't know how to drink either. Plus they carded me, as if I looked like a stupid kid (such as those ugly pimply ones with bad teenage mustaches purchasing crappy alcohol at the next counter) buying Wild Cat to get piss drunk...

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Friday, November 03, 2006

Heille, y neige dehors.

(English version below)

L'une des choses les plus surprenantes depuis mon arrivée à Waterloo, c'est que j'ai vu plus de neige d'octobre et de début novembre ici que durant les 9 années passées à Montréal (mettons 8, vue que j'étais à Toulouse en 2000). Malgré le fait d'être à 6 heures et demi de route direction sud-ouest, il semble y faire moins chaud à ce temps-ci de l'année. Peut-être que c'est anormal mais qu'importe, de toute façon, c'était surtout de la neige fondante, sinon des accumulations minime d'un centimètre ou deux qui disparaîssent dans le temps de le dire. Rien à voir avec la neige d'octobre qu'on peut recevoir à Chicoutimi (j'avais une photo de ça quelque part sur mon vieux portable mais elle semble ne pas avoir été transférée dans mon nouvel ordi).



Anyway, j'ai été réveillé ce matin par un son qui m'est familié à Montréal, celui d'un char parqué en parallèle qui essaye de se sortir de trois pouces de neige mais qui pèse trop fort s'a suce et roule dans le beurre (tout en créant un mince couche de glace sous les pneus en faisant fondre la neige par friction, pour aggraver le problème). Intrigué, j'ai regardé dehors. Ça ressemblait à la deuxième photo en bas. Un tout petit peu de neige, aucun verglas. Oui c'est un tantinet glissant, mais même avec des pneus d'été, torrieu, ça roule pareil. La plupart des autos allaient à la vitesse d'un escargot anémique et estropié. Il y avait même une traction avant qui collait le cotteur en essayant de descendre une pente d'un quart de degré sans toucher aux pédales ou mettre ses flashers. Ça va être beau en janvier...



Par ailleurs, l'autre jour il y avait ce banc de neige inexplicable à côté du stationnement du centre communautaire Albert McCormick, cette espèce d'aréna Johnny Gagnon avec une façade plus fancy.



Bon, j'ai promis une critique de restos, mais ça sera pour la prochaine fois. Ah oui, j'ai reçu des courriels au sujet de la soutenance de ma thèse. Le comité est pratiquement choisi, et je devrais défendre ma thèse la semaine avant Noël, si tout le monde s'entend pour la date. J'aurais préféré l'avoir la semaine d'avant, histoire de prolonger mes vacances, mais bon, rien n'est encore confirmé.

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Something surprising I've witnessed since my arrival in Waterloo is that I've seen more October and first week of November snow here than in my last 9 years in Montreal (well, 8 years, I was in Toulouse back in 2000). Despite being a 6.5 hours drive southwest, it appears to be chillier here around this time of year, though it might be just a fluke. Anyway, it's all wet snow except for rare minimal acculations of 1 or 2 centimeters that melt within hours at most. Nothing compared to the amount of white stuff we can get in Chicoutimi in October (I had a nice picture on my old computer from a few years ago, I guess I didn't transfer it, and I couldn't find the old email my father had sent, I probably deleted it).

So this morning I was awoken by a familiar sound (I hear it all the time in Montreal during the dead season): that of a parallel parked car stuck in 3 inches of snow, trying to get out but unable to move because the driver is too heavy on the accelerator, making the wheels spin on the thin ice created by friction. Intrigued, I looked outside to see what was happening. The scene looked like the second picture posted above: just a little dusting, no ice accumulation. Yeah, it's slightly slippery on summer tires, but it's no big deal. Yet most of the cars were moving at the pace of an anemic snail amputee. There even was one car, hugging the "cotteur" (it's a standard word of Saguenay French vocabulary, refering to that cement boundary between the street and non-asphalted land like sidewalks or private properties), using inertia to go down a quarter of a degree slope without using the accelerator, brake or turning on the flashers. It's going to be really nice in January...

Speaking of snow, the other day I took a picture of this inexplicable snow bank next to the Albert McCormick Community Center parking lot (see third picture from the top, I'd make a reference to the Johnny Gagnon arena, but none of the English readers of this blog except for Ms C would know what I'm talking about).

I know I promised Waterloo restaurants reviews last time but it'll have to wait until next time. Oh yeah, I also received emails with respect to my thesis defense. The committee is practically selected, and pending confirmations from everyone I should defend during the week before Christmas. I would've preferred the week prior to that one (it'd be an excuse to extend my vacation, I like Chicout in December), but nothing is set in stone yet so there's still room for hope.

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