Un bleuet loin du fjord

Saturday, November 10, 2012

Six jours à Berlin

(English version to come later)


La suite de mon voyage en Europe. J'ai fait une semaine à Bergen, mais la Norvège coûtant beaucoup trop cher, j'ai décidé de passer l'autre semaine dans un coin moins dispendieux de l'Europe. Vu qu'on a des vols directs d'Ottawa à Francfort et que je passais donc par l'Allemagne de toute façon, j'ai choisi Berlin. Au départ, je pensais simplement revenir à Francfort et visiter le coin, mais, par hasard, à Guelph pendant une autre conférence, j'ai rencontré une Allemande via une autre connaissance, et posé la question: ça vaut-tu la peine de passer une semaine à Francfort? La réponse fut: non, c'est platte, viens donc à Berlin, c'est pas mal mieux. Ce que je fis. Comme d'habitude, voici quelques extraits de mon journal de bord. Les commentaires post-voyage, comme toujours, sont en italiques.

«Bientôt à Berlin. J'ai chaud en torvice dans mon manteau pourtant mince. Anyway, faudrait que j'apprenne l'allemand. Ich bin ein Berliner.»

Et je veux bien dire un Berlinois, pas un pfannkuchen.

«Berlin, 17:55
...J'ai pris une bière ... vieillie dans un tonneau à whisky de Innis & Gunn comme alcool de fin de soirée. Anyway, fallait que je note ça. (Ah ou la Innis & Gunn a un avant-parfum de moufette.»

Une autre parenthèse que je n'ai jamais fermée. Ce passage est sur mon dernier souper à Bergen par contre.

«Puis, sur son cellulaire, il a dit un "Ich liebe dich" gluant et dégueu et plein de becs puérils à son pachydermique partenaire. J'avais envie de le tuer tout le long, incapable de laisser sa masse corpulente immobile dans son siège pendant qu'il parlait comme un autiste qui ne se rend pas compte qu'il n'est pas le seul dans l'avion. »

À propos de mon voisin d'en avant dans l'avion entre Copenhague et Berlin. Mettons que j'ai eu de bien meilleurs vols.

«Berlin semble encore austère à mes yeux de Nord-Américain habitué à la libarté et la démocratie américaine. La conduite y est débile, mais de façon différente de la France. Le chiâlage et les engueulades se font en silence, par gestes simples mais efficaces.
L'hôtel est bien mais la paperasse pour entrer est chiante, plus compliquée qu'en Amérique du Nord et qu'en Norvège (où je comprends pourquoi le Cri de Munsch (sic) se fait voler tout le temps).»

Il y a plusieurs casinos miteux entre l'aéroport Tegel et le Mitte. Et les Norvégiens sont nuls en sécurité.

«... la bière de blé pas de vrai goût, jägermeister (ridiculement facile à boire pour 35% d'alcool, c'est ça que l'alcoolo du vol Bergen Kobenhavn avait amené sur le vol).»

Les points de suspension de départ, c'est parce que je ne suis plus capable de lire mon écriture de gars qui somnole en essayant de finir son message dans son carnet de voyage, mais que le jägermeister, les deux bières et le Riesling finissent par achever. J'ai pris en moyenne quatre consommations quotidiennement pendant mon séjour à Berlin.

«Berlin, 25 août 2012, 20:31
... Un gros bock de Krombacher, 2ième grosse brasserie allemande. Meh. Et un verre de vin allemand (Riesling). Ç'a encore pris 15 minutes (et il a fallu que je le répète) pour avoir l'addition. Je suis retourné dans ma chambre pour dégriser. À matin, j'avais le mal de bloc. J'aurais dû aller acheter un hamburger chez McDo. Anyway, après des rêves bizarres dont je ne me rappelle plus, j'ai pris le déjeûner à l'hôtel à 16 euros. Il y avait du vrai jambon forêt noir...
Je suis retourné à ma chambre me brosser les dents et vider mes sinus de leur épaisse morve blanchâtre à cette étape-ci de mon rhume.»

À 16 euros, il ne valait pas la peine le p'tit déj... Je n'y suis pas retourné.

«Berlin est remplie de touristes et on passe de coin très beaux à des coins très austères. Des touristes et des pauvres. Et on peut y boire de la bière à même la bouteille en pleine rue. Ça fait plus de verre cassé sur les trottoirs.
.... Et même si j'ai demandé l'addition, il a fallu que je le rappelle 20 minutes plus tard à la serveuse. Là je comprends vraiment pas. Alors j'ai regardé sur Google. Dès demain, une fois l'assiette ramassée, ça va être "Die rechnung bitter – Schnell!"»

«2012-08-27 0:15 genre, Berlin
Bon, faudra que j'y revienne plus tard. Je me couche. Mais j'ai essayé 4 bières (3 bières et un radler en fait) et j'ai essayé une authentique toilette de bar dans Berlin-Est»

«2012-08-27 9:23
Konzerthauer Café ou comment ça s'épelle. ... Ah oui, la musique est une merde pop/techno/dance. C'est fort décevant pour une place qui devrait avoir plus de classe
...
Trop intimidé par la langue de Goethe, j'ai rien commandé, mais vu qu'on est arrivé juste à temps pour le train (au lieu d'attendre 5 longues minutes) ce fut un choix judicieux. On a filé jusqu'à Zum Schwarzen Hasen, ou Le Lièvre Noir, sympathique petit restaurant de tapas allemands où tout est délicieux et le service fort sympa. »

Je recommande fortement ce resto, mais ça d'l'air qu'ils prennent pas les cartes de crédits, fait que amenez du cash. Le p'tit déj' au café de la salle de concert a été le dernier vrai p'tit déj' que j'ai pris à Berlin, gratte-cenne que je suis. Il était très bien d'ailleurs.



«... J'ai mangé mon premier currywurst de rue et j'ai filé à l'hôtel avec S&M où on s'est dit au revoir, en espérant se revoir à Edmonton ou au moins à München. ...
On est allé dans un authentique bar de Berlin-Est, plutôt déserté un dimanche. J'ai pris un Radler (une bière avec un peu de sucre et un spritzer, truc pour prendre quand on a soif) et une Strapramen ou qqch du genre. bière tchèque. J'ai visité une authentique toilette de bar de Berlin-Est avant de dire au revoir à Julie et reprendre le S-Bahn seul, marchant dans les rues mal éclairées de l'autre bord de l'ex mur Rideau de Fer. 25 ans plus tôt, on m'aurait tiré dessus au mur de la honte (un cousin du mur des lamentations, et un arrière petit descendant de la muraille de Chine?) Bon, le p.'tit déj' est là. On reconnecte plus tard comme y disent sur les bloyes de Cyberpresse.»


La bière tchèque, c'est de la Staropramen.

«10:56 On est à l'arrêt 9, au bout du vieux mur maintenant une galerie d'art en plein air. En attendant, il y a des corbeaux freux sur le terrain vague à côté du stationnement. Ils sont gros comme des corneilles, et moins épeurants que les grand corbeaux.
...
13h30 Bon ben je suis arrêté au mur et j'ai acheté une bière poirée (drink de fille) au bar de "plage" du coin. En attendant, les corneille avaient joint les corbeaux freux sur le terrain vague. Un père corpulent et incompétent pitchait des frites avec ses enfants pour essayer de les attirer et prendre une photo pendant que j'essayait  (sic) de prendre une photo sans ce genre de tactique stupide qui n'a eu que l'effet contraire, éloignant les oiseaux.
...
Petite remarque: au bout artistique du mur, il y avait un annonce pour un spectacle de Justin Bieber dans le O2. Subitement, j'étais ostalgique. Je me sentais coupable. Les Soviétiques avaient raison, la culture occidentale, c'est le mal. L'Allemagne a donné Bach, Beethoven, Rammstein. Le Canada n'en finit pas avec ses Céline Dion, Nickelback, Bryan Adams, Justin Bieber, Avril Lavigne et la fille qui chante "Call me maybe". "Run, Lola, run" qu'on voudrait crier aux belles Allemandes en réalisant tout le mal que produit musicalement le plusse meilleur pays au monde.»

Pour soigner son ostalgie, il suffit d'aller faire un tour au musée de Checkpoint Charlie.

«... Le musée est un peu mal organisé et exigüe, mais on y voit toute l'histoire du Mur de la honte, de ceux qui se sont échappés, ceux qui ont échoué, ceux qui ont perdu des êtres chers, ceux qui ont aidé les autres à passer à l'Ouest, et les mille-et-un stratagèmes ingénieux pour passer de l'autre côté du Rideau de Fer. Mon préféré est celui avec son mini sous-marin qui s'est rendu au Danemark, pris en photo avec des pitounes en bikini. Comme dans "Oh yeah, j'ai fait le bon choix et j'ai réussi mon évasion".»

«...Bon, la courte Messe du Couronnement KV 317 est terminée. Sublime évidemment. J'ai pensé et voulu prendre un p'tit vidéo avec mon cellulaire mais je n'ai pas osé. Finalement, je garderai ça dans ma mémoire faillible. Par contre, pour ma famille et mes amis, Facebook ou autre, je dis: allez encourager la musique classique près de chez vous et ailleurs. Vous êtes à New York? Lâchez les "musicals" de merde. Allez voir l'opéra au Met. Vous êtes en Europe. Achetez des billets pour les concerts. Les salles de spectacles sont des oeuvres d'art en elles-mêmes, mais pour vraiment les apprécier, il faut les remplir des sons d'un véritable orchestre. Une mess de Mozart, à Salzbourg, à Wien et même à Berlin, ça reste divin.
...
Cela dit, le Jupiter de Holtz n'est rien de plus qu'une grosse boule de gaz à côté du divin roi du panthéon romain de Mozart. Le mot "divin" revient souvent avec Amadeus, on sait tous pourquoi.
Bon, la vraie barman (barmaid), celle qui fait les drinks est aux toilettes. J'pense que j'vas me commander quelque chose de plus simple en attendant.
Le concert a duré 1h40 incluant la pause et les applaudissements. JE méritais un rappel. Le reste du public, non.
 ...J'ai mixé moi-même le rum (Cuban qqch machin, 22 € la shot) et le coke. Note à propos de Berlin-Est: étant proprement ouvrier, nul besoin de ces sous-verres bourgeois. Ah oui, un Cuba libre, c'est avec une lime, pas un citron. Je ne fait pas confiance à ce bar d'hôtel espagnol. "es personal" de ma queue.
... Ça me prendrait quelqu'un avec qui converser. C'est bien beau écrire dans un carnet, on finit par se parler tout seul (prononcer "tu-seul" en bon Québécois).»

 Je suis allé à un concert de Mozart, pour la première fois en Europe en 21 ans. À l'époque, au bicentennaire de sa mort, avec la famille on avait fait le tour de l'Autriche et assisté a plusieurs concerts dont des opéras. Après lesdits concerts, on allait prendre un verre au bar de l'hôtel Pour moi c'était un Coke, pour mes frères, des Shirley Temple. J'ai voulu continuer cette tradition, mais je n'ai plus l'âge de ne pas prendre de l'alcool. D'où le rum & coke, alias Cuba libre.

«29 août 2012... 18:19
...On a marché le long de la voie ferrée pour voir des graffitis et autres arts de rue, du El Bocho tout frais au-dessus d'un robineux endormi et habitué de l'endroit mais supposément grincheux. On a parlé de la gentrification de Berlin, causes sociales, engagement des artistes de la rue, squattage et tout.
... On a fini sur un bar "de plage" jamaico-africain sur le bord de la Spree, tout aussi bohémien et menacé de se faire exproprier par des intérêts commerciaux. J'ai pris une bière aux bananes du Ghana. À la chaleur qu'il faisait, c'était très bon.»

À propos du tour alternatif de Berlin

C'est un peu en queue de poisson, mais je termine mes extraits de carnet de voyage là-dessus. C'est pas comme un bon livre, il n'y a pas d'introduction, de développement, et de fin. C'est juste des phrases éparpillées sans conclusion. Il y a plus dans mon journal, mais ça ne vaut pas la peine de rechiâler sur l'aéroport de Francfort. Une p'tite dernière photo, juste comme ça...

Labels: , , , , , , , , ,

Thursday, June 24, 2010

Trois tounes pour la Saint-Jean

(English below because I'm nice)

Juste pour donner signe de vie, autant écrire un petit billet pour la Saint-Jean-Baptiste (oui, je sais, le gouvernement du Québec appelle ça la Fête nationale depuis un bail, mais j'ai toujours appelé ça la Saint-Jean, comme je m'amuse à appeler le Canada Day le Dominion Day ou encore le jour du déménagement). C'est aussi pour expier ma faute de ne pas avoir fait quoi que ce soit pour la fête du Saguenay-Lac-Saint-Jean le 11 juin. Anyway, par nostalgie de l'époque des feux d'artifice à la vieille pulperie, trois chansons québécoises qui me rappellent mon enfance. Ce ne sont pas celles sur le Québec, comme les Gens du pays, Mon pays (qui n'est pas un pays, mais l'hiver, ce qui implique que le pays est en voie de disparition). Ce sont juste deux tounes de Vigneault et une de Leclerc (Félix, bien sûr, pas Jean, même si on peut parler de loup à propos des deux). Des trucs écoutés dans le salon, près du feu, un peu oubliés depuis.

Donc, parce que je me souviens des airs québécois de mon enfance, je vous invite à écouter (si vous trouvez le disque ou n'importe quelle interprétation quelque part):
-Les beaux métiers de Gilles Vigneault (mes excuses à mes potes dans les forces canadiennes). Je l'ai trouvé chanté par des enfants sur YouTube.


-L'enfant et l'eau, toujours de Vigneault. Trouvé sur YouTube encore chanté par Fabienne Thibeault


-La mort de l'ours de Félix Leclerc. Une fois de plus, sur YouTube, interprété par Félix avec Beau Dommage


Pis, tant qu'à faire, en bonus, par hommage indirect à Alexandre Dumas, vu qu'on écoutait Beau Dommage aussi dans le temps, la chanson préféré des anglos en camp d'été d'immersion française, La complainte du phoque en Alaska. Live avec Beau Dommage (et l'auditoire surtout), sur Youtube évidemment.


********

Well, just to show that I'm alive, I decided to blog today, as it is after all, Saint-Jean-Baptiste day (or the National Holiday of Québec according to the official government translation of the official holiday name in this province, but I'm a good lapsed catholic, so I like to keep the religious name, though it is just an appropriated pagan solstice celebration really, just like all those other seasonal change related holidays). Anywho, since I'm between two provinces here, I do get the day off, which is good, but the federal government ain't that big on celebrating since their big thing is Moving Day next week. So if you can read French and enjoy poetry, you can read the links pointed above. It's from Québec songs I listened to as a child (though the songs aren't about Québec). You can watch the YouTube videos too, but they're not the versions I listened to back then (and I know which one is every anglo's favourite). Also, I need to find myself the Saguenay-Lac-Saint-Jean flag to stick on my luggage for my travel. I find those who stick the Canadian flag on their backpacks annoying, but I need something to make my luggage more easy to identify when landing at an airport, and the Sagamie flag isn't so ubiquitous.

Labels: , , , , , , ,

Wednesday, October 24, 2007

Avoir une toune dans la tête

(English below)

Je sais qu'il est trop tôt, mais j'ai de la musique de Noël qui se répète dans ma petite cervelle ces temps-ci. Je suis sûr que c'est la faute de la blonde à petit frère (qui adore Noël en tout temps) et du Oxford Book of Victorian Ghost Stories que je lis en ce moment, à l'approche de l'Halloween. Voyez-vous, les histoires de fantômes, pour les Britanniques, avant l'hégémonie de l'All Hallows' Eve irlandaise, c'étaient le genre d'histoires à se conter dans le temps de Noël, lors des plus courtes journées de l'hiver. Anyway, le visionnement de Charlie Brown et la Grande Citrouille devrait me guérir de ce trouble psychologique.

*************

I know it's too early, but I've got Christmas music stuck in my head right now. I'm sure it's my younger bro's girlfriend's fault, because she likes Xmas any time of the year. It's also the fault of The Oxford Book of Victorian Ghost Stories which I am reading now as Halloween is approaching. You see, back in those days (the Victorian era), before the Irish diaspora took over the English colonies (current and former) with their costumed All Hallows' Eve holiday, the British read ghost stories during the Christmas holidays, when the winter days are at their shortest. Anyway, watching It's the Great Pumpkin Charlie Brown" should cure this mental problem.

Labels: , , , , , ,

Friday, October 19, 2007

Rattrapage

(English below, comme toujours

Bon, j'ai pas écrit beaucoup sur ce que j'ai fait depuis mon retour d'Angleterre, alors allons-y pour un billet de rattrapage.

On est allé à Toronto la fin de semaine après notre retour pour fêter d'avance l'anniversaire de la mère de ma blonde. Une grosse gang dans un restaurant Chinois (avec le chum de la soeur de ma douce moitié, qu'on a pu voir sur CNN récemment, j'étais le seul "gwaï tsaï", ce qui se traduit vaguement par "garçon fantôme"). C'était pas mauvais mais on a juste eu la peau du canard de Pékin: où est la viande, bonyeu? (Parce que la bouffe chinoise est supposée être meilleure à Toronto qu'à Montréal, honnêtement, je n'ai pas vu de différence, sauf pour ça; faudra essayer un autre restaurant). En revenant (après un petit détour par T&T, supermarché chinois qui est toujours plein, même à 23h30, et qui a la particularité d'être propre), j'ai vu pour la première fois de ma vie une mouffette en liberté. Elle marchait sur le trottoir Torontois dans le coin de la station de métro Woodbine (étant en char, on était hors de danger, mais il y avait des piétons à quelques mètres de la créature, l'histoire ne dit pas s'ils ont croisé la petite bête comme le perso d'un certain JF dans une de nos games de Donjon...).

Rien de bien nouveau s'est produit au mois de septembre. Par contre, parce que une certaine copine de ma blonde a décidé d'aller à Vancouver au lieu de venir nous dire bonjour, on s'est tapé un voyage jusqu'à Québec pour la fin de semaine de l'action de grâce. C'était en pleine canicule ici, par contraste à la neige (fondante) qu'on a eu à la même date l'an dernier. On a pris la 407 pour essayer d'éviter le traffic mais en vain, ça nous a pris huit heures pour se rendre à Montréal. On a fait du magasinage à Québec où les températures étaient heureusement saisonnières. J'ai enfin acheté une froque d'été pour remplacer mon vieux manteau Chlorophylle que je portais depuis 14 ans (soit près de la moitié de ma vie). Le congé a été malheureusement trop court, et parce que la mère de ma blonde fait toujours de la bouffe pour quinze quand on visite, on a pas eu l'occasion de manger une poutine chez Ashton. On a pris la 40 pour le retour (pour éviter les bouchons sur la 20, quand t'approches à 30 kilomètres de Montréal), et on a profité des couleurs automnales. On a fait un inévitable arrêt à Montréal pour acheter nos vivres essentiels: bagels, pain (de Première Moisson parce que le Fromentier était fermé), cretons, ainsi que des épices de chez Schwartz achetées chez Métro Chèvrefils et du fromage en grain de la fromagerie Boivin, tout frais en plus (pas réfrigéré, comme il se doit; tout le monde, sauf l'Ontario, sait que mettre du fromage en grain au frette c'est l'anéantir). Le retour à Waterloo a été particulièrement pénible, avec du traffic monstre à partir de Kingston, et, la canicule étant toujours là de ce côté de la rivière Outaouais, pas de couleurs d'automne pour nous donner quelque chose à admirer dans le paysage.

Depuis qu'on est revenu, je suis occupé par la recherche (scientifique, je doit publier ou périr, et d'emploi pour l'an prochain). Entre temps, on a essayé une nouvelle pizzéria, New York Pizza, pour voir si il y a mieux que Twin City Pizza. Le service était bien mais la pizza, bien que bonne, ne vaut pas celle de notre place habituelle. Et les ailes de poulets étaient bien ordinaires. Pour ma fête, on est allé mangé chez Ennio's, restaurant italien membre d'une chaîne du coin. C'était bien, mais on est entré et ressorti en 45 minutes; me semble que c'est vite pour un souper.

Finalement, Colm Wilkinson, fantôme de l'opéra originel de la production canayenne de Toronto (celui qui chante sur le disque, pas l'inférieur ténor à la voix nasillarde que j'ai entendu chanter deux fois à Montréal) et le Jean Valjean des Misérables en version anglaise (Robert Marien serait la référence pour la version française) venait donné un concert à Kitchener ce soir (hier, techniquement, maintenant). Parce qu'on a jusqu'à maintenant pas profité trop trop de la culture ici (hormis le festival de la fraise de Saint-Agatha), on s'est acheté des billets (pas donnés) voir le spectacle au "Center in the Square", "l'auditorium Dufour" du coin qui a supposément de très bonnes propriétés accoustiques. OK, comme salle, c'est plutôt de l'ordre de la Place des Arts (et même plus sophistiqué, du moins techniquement parlant, côté classe des spectateurs, on repassera).

J'avoue que je ne suis pas très friand des comédies musicales de Broadway (je préfère de loin l'opéra, mais la compagnie d'Hamilton qui vient ici a des problèmes financiers et ils ont cancellé leur saison, ce qui est triste parce qu'ils auraient fait La flûte enchantée; j'aurais bien aimer amener ma blonde voir ça), mais l'Irlandais maintenant citoyen de Toronto a de multiples talents et peut chanter aussi bien du Ray Charles et du Leonard Cohen pour sortir du sirop épais qu'ils appellent culture sur la célèbre avenue de New York. En passant par le blues, le rock, les jokes sur l'Irlande (et les Maple Leafs), Wilkinson a aussi offert des tounes de son cru (il avait son propre groupe à l'époque et est auteur-compositeur-interprète, il joue de la guitare), ainsi que "Danny Boy", second hymne national de l'Irlande (moi, qui a pourtant des ancêtres là, ça m'a pas fait un pli) et une chanson à boire (et à répondre, mais le public était en général vieux et sans énergie, sauf pour demander "Bring him home" des Misérables, ils étaient là juste pour ça semble-t-il). Le spectable était trop court de l'avis de ma blonde (deux heures sans compter l'entracte) mais ce fut une soirée bien remplie.

Bon ben c'est une bonne mise à jour. Le prochain billet sera à l'Halloween peut-être?

**********************

As usual, I'm lazy again and it's late. I'll translate this before the end of the weekend. Well, less than 24 hours after the end of said weekend.

The weekend after our return from the mother country, we went to Toronto to celebrate's my better half's mom's birthday. We went to some Chinese restaurant in Markham (I think it was called "Far..." something), as a large group (mostly Chinese people, with the exception of me and the boyfriend of my girlfriend's sister, the latter was seen on CNN recently for about 2 seconds). It was OK, except for the Peking duck, of which we only got the skin (in the little pita/crêpe thing with the condiments), which was crispy, but where's the beef? I mean meat (duck meat's pretty darn tasty, possibly the tastiest bird out there, and that includes foie gras). Anywho, supposedly Chinese food is better in Toronto than in Montreal (statistically speaking it should), but honestly I haven't noticed a difference so far (except for that disappointing Peking duck). I guess I'll have to try more restaurants there (then again, there's all the seafood I can't eat so can't compare). Anywho, on our way back (with a little detour by T&T, a chinese supermarket which is full even at 11:30 PM, and which sets itself apart by being clean), I saw for the first time a live skunk not kept in captivity. It was slowly moving along the sidewalk in the vicinity of Woodbine subway station (I was out of harm's way being in a car at the time, which is more than I can say for the pedestrians that were a few metres away around the corner from the creature, though I don't know if they actually ran into the furry little beast).

Nothing much new occured in September. On the other hand, in part because a friend of the missus decided to take a vacation in Vancouver instead of Kitchener-Waterloo during its high tourist season, we decided to go to Quebec City for the long Thanksgiving weekend. Incidentally, it allowed us to escape the heatwave covering Southern Ontario at the time (as opposed to the wet snow we had around the same time last year). We left Friday afternoon, just in time for rush hour, so we tried the 407 to save time. Unfortunately, it still took 8 hours to reach Montreal. In Quebec City, which had comfortable seasonal temperatures, we did a bit of shopping and I finally changed my 14 year old Chlorophylle raincoat for a new one. The holiday was unfortunately too short, and because my girlfriend's mom always prepares food for 15 when we visit, we didn't get a chance to have some delicious Ashton poutine. On Monday, we took the 40 back to Montreal to avoid traffic jams on the 20 (about 30 kilometers from Montreal it's common to hit stop and go traffic on such days) and to get a nice view of the fall colours (as opposed to the 20's Madrid restaurant with its bigfoot monster trucks and plastic dinosaurs). We did a long pit stop in Montreal, to buy the usual necessities: bagels, bread (from Première Moisson as Fromentier was closed), cretons as well as Schwartz spices (purchased at Métro Chèvrefils) along with the best cheese curds of all, from fromagerie Boivin, they were fresh too (but not refrigerated, as everybody knows, well except for Ontario, that refrigerating cheese curds annihilates them). The rest of the return trip was particularly painful, as there was lots of traffic (I still don't get how one could have an accident on a clear road in broad daylight, but apparently safe distances is an alien concept to many; and more lanes just means more idiots creating more jams by changing from one packed lane to another). The heatwave was still in full force on this side of the Ottawa river, so there were no pretty colours to look at (except for green, which is bland for this time of year).

Since we got back, I've been busy with research (of the scientific and job kinds, the latter for next year already). We finally tried a new pizza place, New York Pizza, to see if there was something to beat Twin City Pizza. While the service was good, and so was the pizza, it was nothing special, and the chicken wings weren't crispy at all. So our regular place is still the best, though we should try Little Ceasar's soon enough. For my birthday, we went to eat at Ennio's a popular Italian resturant (part of a chain) around here. It was nice, but we were in an out in 45 minutes, which is a bit too expeditive for supper.

Finally, Colm Wilkinson, the original Phantom of the Opera from the canadian production in Toronto (the one who sings on the CD, not the inferior, nasally voiced tenor I got to see twice in Montreal back in 1991 and 1993) and the Jean Valjean of Les Mis (in English, in French apparently it's Robert Marien), was in town this Friday for his first Canadian tour. As our only cultural outing around so far as been the strawberry festival in St-Agatha, we got (pricy) tickets to go see him, at the Center in the Square, the local "auditorium Dufour" with supposedly really good accoustics. Well, actually it's more like the local Place des Arts (it is in fact even more sophisticated, technically speaking; in terms of class of its spectators, it's another story).

I will admit that I'm not the biggest fan of Broadway musicals (I much prefer Opera, unfortunately the Hamilton company that makes productions here is in deep financial troubles and cancelled its season, which is a shame as they were supposed to do Die Zauberflöte; I would have loved to take the girlfriend to see that), but the Irishman who's now a citizen of Toronto (what's wrong with Dublin?) has multiple talents and sang everything from Ray Charles to Leonard Cohen, to move away from the thick syrup they call "culture" on the famous New York City avenue. From the blues to rock to Irish (and Maple Leafs) jokes, Wilkinson also sang songs of his own composition (he happens to be a singer-songwriter and he used to have his own band, he also plays the guitar), as well as "Danny Boy", Ireland second national anthem (despite having Irish blood like 40% of all Quebecers, I was completely unmoved, though it was a fine interpretation), a drinking song (Whisky in the jar, which is a call and response song, but the audience being old and amorphous, apparently was there for the sole purpose of hearing "Bring him home", it's the only thing they were vocal about, except for that obnoxious heckler couple just in front of us). The show was too short (at least according to my better half), 2 hours not including intermission, but it was time well spent.

Well, that's it for now, I guess my next post should come around Halloween, maybe.

Labels: , , , , , ,

Thursday, December 07, 2006

Ah bin tabouère, la suite...

(Random short update, English version below)

Après avoir fait appel aux connaissances d'une de mes connaissances, le blogueur (ou la blogueuse) qui était dans ma classe ne faisait que se plaindre que l'examen était difficile, alors mon traducteur n'a pas daigné lire plus loin. Et des MP3 de jpop, ça remplace mal les vraies tounes de Noël en décembre (et la température extérieure est appropriée en ce moment, contrairement à ce que j'ai vécu à Montréal souvent). On s'écoeure rapidement de l'interprétation molasse du Messie de Handel disponible sur Wikipédia...

*****************

After summoning the Chinese abilities of one of my friends, it appears that the blogger who was one of my students only complained how hard the exam was, so my translator did not bother with the details. Also, jpop MP3's don't cut it as replacement for Christmas music in December (I should add the temperature outside is appropriate for Xmas anticipation, unlike in many of my years in Montreal). Plus the uninspired performance of Handel's Messiah available on Wikipedia gets old quickly...

Labels: , , , , , ,

Wednesday, December 06, 2006

Chronique nostalgie...

(English version below)

L'autre jour, en écrivant sur la musique de Noël, en mentionnant le fait de ne pas avoir inclus de disques francophones, je me suis rappelé d'un concert de Noël auquel j'ai assisté avec ma famille. C'était à l'auditorium Dufour, avec l'orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean et un choeur quelconque (celui de la cathédrale?). Parmi les chansons, il y avait bien sûr le fort ordinaire "Royaume du bonhomme hiver" (traduction de "Winter Wonderland"), mais pas l'incontournable "Minuit, chrétiens", au grand dam d'une vieille madame qui ne pouvait pas s'empêcher de commenter tout au long du concert. À la fin, frustrée par l'absence du très populaire cantique de Noël, elle s'exclama: "Si j'avais été un homme, j'aurais crié 'Minuit, chrétiens'". À l'époque, j'étais trop jeune et trop poli pour dire à la vieille peau de se fermer la yeule.

***********************

Just a random bit of nostalgia. The other day, while writing my review of good Christmas music, I remember this little anecdote from my younger days. My family and I had gone to a Christmas concert at l'auditorium Dufour (the one in the Cégep de Chicoutimi, the other one, the "auditorium Beauchamp", is at the hospital (now stupidly named "centre hospitalier de la Sagamie") somehow, and I can't remember the name of the auditorium at my cégep alma mater, salle François-something, Pelletier?? was it? I can't remember *after verification, it's François-Brassard, must have confused it with Wilfrid-Pelletier*). The Orchestre Symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean was playing, with some choir (le Choeur de la cathédrale maybe?). Among the many pieces played was the crummy translation "Au royaume du bonhomme hiver" of the equally insipid "Winter Wonderland", but noticeably absent was "Minuit, chrétiens" (the über-popular "O Holy Night", except in its original French). This omission greatly irritated one old lady who kept commenting all throughout the performance. In the end, exasperated, she exclaimed (freely translated, but I do believe I am a decent translator, otherwise I wouldn't have been hired or asked to translate things on numerous occasions, but I digress): "If I had been a man, I would have yelled 'Minuit, chrétiens'!". Back then, I was too young and too polite to tell the old hag to shut her trap.

Labels: , , , ,

Monday, December 04, 2006

Musique de Noël / Christmas music

(À cause de la saveur publicitaire de ce message, aussi bien commencer en anglais, ça atteint de plus gros marchés)

It snowed "for real" today (we got about 3-4cm and it hasn't disappeared yet), see:

So one can finally realize it's now December already, and Christmas is fast approaching. I know many are tired of all the stupid holiday "music" crap that has been playing continuously on the radio and in malls for the past month (and beyond), but there actually exists good Christmas music. This is the kind of music I start listening to at this time of year. So for those who want some suggestions on what to listen to here's a short overview of some the good stuff:

A Charlie Brown Christmas: This is the only widely popular album that is good (take that, Bing Crosby's White Christmas!). Vince Guaraldi's jazz genius make it one of the rare non-traditional arrangements that really works and instantly brings in the Christmas spirit and inevitable nostalgia.

Christmastide Jessye Norman: What sets this one apart from the rest is its symphonic arrangement. All the carols and songs are linked together into a one hour piece, organized into movements of some sort. This is an ingenious way to exploit an opera singer's abilities, as they have a tendency to go over the top when accompanied by bloated orchestras, singing Xmas carols meant to be simple melodies for anyone to sing. It also works very well as background music for holiday Dungeons and Dragons session...

Christmas Music, Orphei Drängar: This Swedish CD is a breath of fresh air, filled with little known beautiful pieces (e.g. the last one is "Quelle est cette odeur agréable?" which you likely won't find on many French Xmas albums) but including a number of classics such as "Stille Nacht" (Silent Night) and "Minuit, chrétiens" (O Holy Night). I particularly like the male choir's wonderful a capella rendition of "La Marche des Rois".

To Wish You a Merry Christmas, Harry Belafonte: Another album with a number of little known carols and songs. His interpretation of "Where the Little Jesus Sleeps" is light-years beyond the juvenile Passe-Partout version of it.

Noël Noël, Leontyne Price: With the OSM conducted by Charles Dutoit (long before the Kent Nagano days). This record has unfortunately not been made into a CD yet, but as far as bloated orchestra and opera singer singing carols in more traditional interpretation goes, this is the best, because Mrs Price does not go over the top. This record is also filled with lesser played pieces, including two arias from Handel's Messiah (which I guess makes them not less played, well except in that context).

I should mention I generally have an aversion for secular Christmas songs, because of their lack of divine inspiration and their overall crumminess.

****************************

Il a neigé "pour vrai" aujourd'hui (3 ou 4 centimètres qui ont survécu la matinée et jusqu'à maintenant, voire la photo ci-haut). Alors quoi de mieux pour se rappeler que c'est décembre et que Noël approche à grands pas. Je sais que plusieurs d'entre vous sont déjà écoeurés de toute cette merde de musak des Fêtes (hostie de commercialisme PC de mon cul, aujourd'hui j'ai acheté une "bûche des Fêtes" de Vachon, ce qui est ridicule; c'est pas parce qu'on est dans une société qui n'est plus aussi catholique qu'avant qu'il faut effacer toute trace de religion en se disant qu'on ne devrait pas offenser personne, faut pas sacrifier sa culture bon'yeu! (autre expression à saveur religieuse, et pourtant je suis athée, bien que toujours catholique lorsqu'on me demande quelle est ma religion)). Qu'importe. Vous êtes écoeurés de ce commercialisme rampant, omniprésent et envahissant qui tue l'esprit des fêtes? Il existe pourtant de la vraie musique de Noël pour raviver sa nostalgie et mettre un peu de joie dans ces jours sombres. Voici quelques suggestions à ce sujet.

A Charlie Brown Christmas: Le Noël de Charlie Brown, tiré de l'émission et interprété par le trio jazz de Vince Guaraldi. Pas bébé du tout (contrairement au disque de Noël de Passe-Partout), il s'agit du seul album populaire de Noël qui soit écoutable, et d'excellente qualité (prends-ça, Bing Crosby!).

Christmastide Jessye Norman: Un Noël symphonique, ce ne sont pas des tounes quelconque interprétées de façon ordinaire, c'est arrangé en mouvements pour que ça tienne ensemble et que ça sorte des sentiers battus. C'est pas une grosse toutoune qui se plante devant un orchestre clinquant en chantant des morceaux comme on lit les mets numérotés du menu d'un restaurant chinois. Au lieu de tomber dans le style "extraits de Verdi avec sauce aux attocas" comme le font plusieurs chanteurs d'opéra chantant Noël, c'est construit pour exploiter les talents musicaux d'un orchestre de taille et de la voie d'une cantatrice de renom. Et ça fonctionne très bien, particulièrement comme musique d'ambiance à Donjon (surtout parce qu'on est rendu à jouer seulement à Noël).

Christmas Music, Orphei Drängar: Chez nous, on l'appelle le disque de Janna parce que ce cadeau nous vient directement de Suède, et c'est une merveilleuse trouvaille. Un choeur d'hommes qui chante des airs pour la plupart méconnus (même "Quelle est cette odeur agréable?" est obscur pour les francophones), tout en abordant quelques classiques. La superbe interprétation de "La marche des Rois" fonctionne aussi très bien comme musique de Donjon.

To Wish You a Merry Christmas, Harry Belafonte: Un autre album qui sorte des sentiers battus côté choix des morceaux. Belafonte met de l'âme dans ses performances, ce qui fait que son interprétation de "Where the Little Jesus Sleeps" est à des années lumières de la version chantée par Cannelle, Pruneau, et, si je n'm'abuse, Rigodon.

Noël Noël, Leontyne Price: Avec l'OSM dirigé par Charles Dutoit (20 ans au moins avant l'arrivée de Kent Nagano). Ce disque (et on parle de microsillon, pas laser) ne se trouve pas autrement que par eBay ou dans quelques bibliothèques parsemées sur le continent (je n'ai plus le lien, mais je crois qu'il y en a une copie en Nouvelle-Écosse, une au New Jersey, une demi-douzaine d'autre ailleurs, mais pas un seul de ces vinyles dans une bibliothèque du Québec, bien que l'enregistrement ait eu lieu à Saint-Eustache). Comme le disque d'Orphei Drängar, il y a quelques pièces françaises, et plusieurs chansons sont moins connues. Les extraits du Messie sont imbattables.

Mes excuses à Jean-François Lapointe et au Choeur de la cathédrale de Chicoutimi pour ne pas beaucoup écouter de disques de Noël francophones. Dans le second cas, je blâme mon aversion pour les chansons laïques traduites comme "Le royaume du bonhomme Hiver", version de l'insipide "Winter Wonderland". De mon humble avis, si une chanson de Noël n'a pas d'inspiration divine et que ça vient de trous qui ne connaissent pas l'hiver, ça vaut pas de la marde. Ah oui, pour "connaître l'hiver", il faut avoir vécu dans un endroit où la probabilité empirique d'un Noël blanc soit l'unité (c'est-à-dire 1). Ce qui inclut Québec, le Saguenay et tout ce qu'il y a au Nord, mais exclut Montréal et son "pas d'hiver" (sa saison morte quoi)...

Labels: , , , ,