Un bleuet loin du fjord

Friday, July 22, 2011

Question existentielle / Existential question

(English below)

OK, j'ai volé le titre à mon frangin (comme dirait Jean-Roch Simard, on le salue s'il est toujours de ce monde). Anyway, j'ai vu un magnifique petit tamia rayé ce matin dans ma cour, et, étant le quatrième type de rongeur à visiter mon terrain (après écureuils, souris et marmottes), ça m'a rappelé une question fondamentale. La voici donc:

Pourquoi les tamias rayés (aussi connus sous le nom de suisses) sont-ils éminament plus cutes ("mignons" chez les cousins d'outre-atlantique) que les écureuils et les souris?

Évidemment, j'ai une idée de réponse, mais j'aimerais avoir l'opinion de mon famélique lectorat.

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OK, so I stole the title from my older brother. Anywho, I saw this adorable little chipmunk in my backyard this morning, and being the fourth type of rodent to wander there (after many squirrels, resident mice and just recently a groundhog passing by), it reminded me of a fondamental question. Here it is:

Why are chipmunks eminently cuter than squirrels and mice?

Of course, I have an inkling of an answer, but I'd love to hear the chirps of crickets opinion of my throngs of readers.

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Monday, July 18, 2011

L'espace d'un mois en une semaine

(English ribaldry below)

Le titre vient de la pseudo-traduction de la devise du petit séminaire de Chicoutimi à l'époque du cours classique. Le Québec est la seule province du Canada à avoir une devise pas en latin, donc la seule dont le message est clair aux habitants. En théorie en fait, parce que on ne se souvient pas à quoi "Je me souviens" se souvient vraiment. Qu'importe, au moins on n'a pas besoin d'un cours qui a disparu du curriculum pour reconnaître les mots. De passage au musée de la civilisation du Canada dans Hull il y a des lunes, il y a sur le terrain les drapeaux de chaque province ainsi que leur devise. Ayant pris des cours de latin à une autre époque, j'ai essayé de traduire quelques unes de ces devises, histoire d'égayer un peu le lundi de mes deux ou trois lecteurs (je suis très optimiste). C'est quelque peu grivois, malheureusement:

Terre-Neuve (maintenant Terre-Neuve-et-le-Labrador, bande de chiens (calembour obligé, j'aime bien les newfies) voleurs de territoire péninsulaire): QVAERITE PRIME REGNVM DEI ou "Le [rapport] qualité-prix règne en dieu".
L'Ontario: VT INCEPIT FIDELIS SIC PERMANET, qui veut donc dire "Un inceste fidèle est permanent".
Le Nouveau-Brunswick: SPEM REDVXIT, évidemment, c'est "On réduit le sperme".
Et, ma devise préférée, celle de la Saskatchewan: MVLTIBVS E GENTIBVS VIRES, qui se traduit, je pense, par "On a de multiples virus aux génitoires".

Mon alma mater a sur son blason un livre sur lequel on peut lire "IN DOMINO CONFIDO", "Je crois en le maître", qu'on doit prendre pour "Je crois en Dieu", mais c'est écrit verticalement sur deux pages, comme ça:

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|IN | CON|
|DOM | FI |
|INO | DO |
|_____|____|


Il y a là un message subliminal pour les étudiants, si on lit de gauche à droite comme il se doit "IN CONDOM FIINO DO", qui se traduit par "faites-le dans un condom fin". Bon, assez d'humour grivois pour aujourd'hui. Juste pour dire que je suis vivant et toujours roi des jeux de mots poches.

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The title of this post is from a half-assed translation of the motto of the (small) seminary of Chicoutimi, back in the days of the cours classique (classical training of the education kind, religiously given, not the musical kind nor the true liturgical one, given at the big seminary). Québec is the only province whose motto is not in latin, and thus in theory, understandable by the inhabitants without having to learn a dead language (however, no one remembers what we're supposed to remember, according to the motto). I was the the Museum of Civilization in Hull many moons ago, and passed by the area in their yard with all the provincial flags and their mottos. Since it's Monday and to lighten the mood of my medical leave (and that of my one or two reader(s), hey, I'm an optimist), I thought I'd try and translate some of them, so that the inhabitants understand their provincial mottos, as I took some latin in another life and was quite good at it. WARNING: it's a little mature-themed, though very immature actually. Yay for low-brow humour.

Newfoundland's motto (in traditional latin, with all caps and no u's, thank you) QVAERITE PRIME REGNVM DEI, which, if I'm correct, means "Quality-price [ratio] reigns as God". I guess it's for touristic incentive.
Ontario's: VT INCEPIT FIDELIS SIC PERMANET, obviously means "A faithful incest[uous relationship] is permanent." Maybe it's a warning, maybe it's more a Shelbyville, marrying your cousin sort of thing, I don't know. I guess you have to ask.
New-Brunswick: SPEM REDVXIT, evidently it's "We reduce sperm".
And my favorite provincial motto, Saskatchewan's MVLTIBVS E GENTIBVS VIRES, or "We have multiple viruses on our genitals". Thanks for letting us know.

As a side note, my alma mater on its insignia has a book where you can read "IN DOMINO CONFIDO", or "In the master I trust", which is meant as "In God we trust", like on US money. But there's a subliminal message for its students, as it's really written over two pages vertically, like so:

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|IN | CON|
|DOM | FI |
|INO | DO |
|_____|____|


If we read left-to-right, like we should, it becomes "IN CONDOM FIINO DO", or "Do it in a fine condom". See, a safe-sex message right there in the motto. OK, enough lame puns for today. I just wanted to do something while on medical leave. Hopefully someone giggled a little bit.

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Thursday, June 24, 2010

Trois tounes pour la Saint-Jean

(English below because I'm nice)

Juste pour donner signe de vie, autant écrire un petit billet pour la Saint-Jean-Baptiste (oui, je sais, le gouvernement du Québec appelle ça la Fête nationale depuis un bail, mais j'ai toujours appelé ça la Saint-Jean, comme je m'amuse à appeler le Canada Day le Dominion Day ou encore le jour du déménagement). C'est aussi pour expier ma faute de ne pas avoir fait quoi que ce soit pour la fête du Saguenay-Lac-Saint-Jean le 11 juin. Anyway, par nostalgie de l'époque des feux d'artifice à la vieille pulperie, trois chansons québécoises qui me rappellent mon enfance. Ce ne sont pas celles sur le Québec, comme les Gens du pays, Mon pays (qui n'est pas un pays, mais l'hiver, ce qui implique que le pays est en voie de disparition). Ce sont juste deux tounes de Vigneault et une de Leclerc (Félix, bien sûr, pas Jean, même si on peut parler de loup à propos des deux). Des trucs écoutés dans le salon, près du feu, un peu oubliés depuis.

Donc, parce que je me souviens des airs québécois de mon enfance, je vous invite à écouter (si vous trouvez le disque ou n'importe quelle interprétation quelque part):
-Les beaux métiers de Gilles Vigneault (mes excuses à mes potes dans les forces canadiennes). Je l'ai trouvé chanté par des enfants sur YouTube.


-L'enfant et l'eau, toujours de Vigneault. Trouvé sur YouTube encore chanté par Fabienne Thibeault


-La mort de l'ours de Félix Leclerc. Une fois de plus, sur YouTube, interprété par Félix avec Beau Dommage


Pis, tant qu'à faire, en bonus, par hommage indirect à Alexandre Dumas, vu qu'on écoutait Beau Dommage aussi dans le temps, la chanson préféré des anglos en camp d'été d'immersion française, La complainte du phoque en Alaska. Live avec Beau Dommage (et l'auditoire surtout), sur Youtube évidemment.


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Well, just to show that I'm alive, I decided to blog today, as it is after all, Saint-Jean-Baptiste day (or the National Holiday of Québec according to the official government translation of the official holiday name in this province, but I'm a good lapsed catholic, so I like to keep the religious name, though it is just an appropriated pagan solstice celebration really, just like all those other seasonal change related holidays). Anywho, since I'm between two provinces here, I do get the day off, which is good, but the federal government ain't that big on celebrating since their big thing is Moving Day next week. So if you can read French and enjoy poetry, you can read the links pointed above. It's from Québec songs I listened to as a child (though the songs aren't about Québec). You can watch the YouTube videos too, but they're not the versions I listened to back then (and I know which one is every anglo's favourite). Also, I need to find myself the Saguenay-Lac-Saint-Jean flag to stick on my luggage for my travel. I find those who stick the Canadian flag on their backpacks annoying, but I need something to make my luggage more easy to identify when landing at an airport, and the Sagamie flag isn't so ubiquitous.

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Friday, January 15, 2010

Le canal Rideau

(English version below)

Non, ce n'est pas un poste à la TV. Je parle de ce fameux cours d'eau artificiel qui normalement gèle en hiver pour devenir la plus grande patinoire du monde. C'est pas mal plus gros que le défunt anneau de glace à Chicoutimi. J'ai acheté avec ma femme (je viens de me rendre compte que c'est mon premier billet depuis que je me suis marié) des patins juste après Noël, à la boutique Lance et Compte (qui appartient à des cousins au deuxième degré, germains, de la fesse gauche, je ne suis pas certain de l'expression appropriée, en fait des cousins de ma mère). Parce qu'on avait promis à des amis d'avoir des patins cette année pour aller sur le canal Rideau. Malheureusement, pendant que l'Europe, la Chine et les prairies se gèlent le cul, ici c'est bien au-dessus des normales saisonnière et une partie du canal a été ouverte seulement depuis hier. Mais aujourd'hui il fait 2 degrés Celsius et il bruine, ce qui ruine l'occasion de faire du patin dehors. Et ça risque de rester comme ça pour la semaine.

Ce qui me donne l'occasion, pratiquement un an plus tard, comme promis à une autre époque, de faire le résumé du tour sur le canal Rideau qu'on a fait l'an dernier. Deux amis de Montréal (je ne les nommerai pas, juste comme ça, un a une soeur chef dans un restaurant chic, l'autre a une soeur dans la région d'Ottawa, mais elle ne fait pas la cuisine dans un restaurant chic à ce que je sache) nous visitaient justement pour profiter du presqu'hiver Ottawaien. Le samedi étant une maudite belle journée, on est allé sur le canal Rideau. Trouver une place pour stationner le Rav4 (adieu ancien char) pas trop loin ne fut pas facile, Ottawa n'étant pas prévu ni pour les chars, ni les piétons, ni les bécyks et ni pour le transport en commun. Par contre, une fois sur le canal, tous les soucis de la ville, qu'il soient du trafic, des problèmes de stationnement ou même de l'indissipable atmosphère bureaucratique qui étouffe la capitale fédérale, disparaîssent pour laisser place à une joie hivernale quasiment thérapeutique.

Si il y a quelque chose qui vaille la peine d'essayer à Ottawa, c'est une ballade sur le canal Rideau. Nos amis avaient des patins, mais ma blonde et moi n'en avions pas alors on a marché. Sur les bords plus enneigés pour ne pas être dans le chemin des patineurs et avoir un peu de traction mais on étaient loin d'être les seuls piétons. On s'est vite rendu compte qu'il y a deux gros avantages à marcher sur le canal Rideau plutôt que prendre une marche ailleurs en ville ou dans un parc. Primo, il n'y a aucun char, aucune intersection pour entraver notre chemin. Secundo, la glace est automatiquement planche, sans aucune dénivellation alors on peut marcher sur de grandes distances rapidement pratiquement sans fatigue. Il y a évidemment en chemin des kiosques quétaines avec, par exemple, de plus ou moins vrais autochtones en faux costumes traditionnels et d'autres attrape-touristes mais personne n'est obligé de s'y attarder. Par contre, je n'aurais pas dit non à mon annuelle queue de castor (un gros beigne plat chaud, avec garniture au choix, seul emblème culinaire de la région) mais la file y était trop longue. Ce sera pour une autre fois.

Finalement, c'est à peu près tout ce que j'ai à dire à ce sujet. C'est ça qui arrive quand on ne blogue pas pendant des mois. J'ai un brouillon de mon voyage à Washington DC mais ça attendra une autre fois (à ce rythme, autour de juillet 2010). Anyway, je ne suis pas mort.

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Well, I promised it for months, so I'll finally talk about it, but now almost a year later my memory is fuzzy. Oh well. First, I'm not dead. My wife and I (yes, wife now, it's my first post since our wedding, but I won't blog about that) bought skates right after Xmas (well, not right after, because I'm never shopping on Boxing Day ever again) because of a promise we made to friends last year. It's to skate on the Rideau Canal which in Ottawa's almost winter freezes and turns into the world's largest skating rink (you can google the tourist brochures yourself). But right now, while most of Europe, China and the Prairies are freezing their asses off, the Ottawa region (like the rest of Ontario, Quebec and Israel, I hear) is having above-normal temperatures and the ice on the canal (with extra human intervention) just got thick enough to open only part of the Canal as of yesterday, but with above zero temperature forecast for next week, it's still going to be crappy for skating purposes.

However, almost a year ago aforementioned friends (I won't name them, they know who they are) came to visit and for no particular reason had brought skates along. Since the Saturday was just a gorgeous day with perfect temperature, we decided to venture on the touristy Rideau Canal. Finding a parking spot for the Rav4 (goodbye former car...) was not an easy task, Ottawa being purposefully designed as the opposite of Milton Keynes: neither good for cars, nor pedestrians, nor bicycles nor public transit... However, once that task was accomplished we made it to the canal, and, as if by magic, all your worries disappear there. No more traffic, no more parking woes, even the pervasive bureaucratic atmosphere that blankets the federal capital region suddenly dissipate, and you are filled with the almost therapeutic joy of being in a (quasi) winter wonderland.

Our friends had skates, but my girlfriend and I didn't, so we resolved to walk on the snowy side of the canal. That way we wouldn't stand in the way of skaters and we'd have some traction. We weren't the only pedestrians and we quickly realized why. There are two big advantages of taking a walk on the canal as opposed to anywhere else in the city or in a park. First, there's no cars, no traffic no intersection to impede your trek. Second, the road is completely flat, so you can walk long distance with practically no effort (just like on a treadmill with no incline). Of course, there's stupid touristy kiosks along the way (like the inevitable natives in inauthentic "traditional" costumes doing silly dances) but no one's forcing you to stop there. I wouldn't have minded eating my annual BeaverTail (it's like a flattened warm doughnut with your choice of topping, and the only local culinary specialty), but the lineup for that was too long. It would be for another time (that is, the next day at the Byward market). Anyway, if there's one thing to do in Ottawa, it's to go on the frozen Rideau canal (preferably on skates, but I'll have to try that this year, hopefully).

Well, that's pretty much all I have to say about it. That's what happens when you don't blog for months. I got a draft of my trip to Washington DC (my first ever visit to the US, I guess I was waiting for a black president, or at least for GW to get out of office), but it'll have to wait for another time. At this pace, probably July 2010, at which point I won't remember much (except the fact that ASA has open bar receptions, which the SSC apparently can't afford). I'll try to blog about Xmas later, hopefully at a completely inappropriate time.

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