Un bleuet loin du fjord

Thursday, June 24, 2010

Trois tounes pour la Saint-Jean

(English below because I'm nice)

Juste pour donner signe de vie, autant écrire un petit billet pour la Saint-Jean-Baptiste (oui, je sais, le gouvernement du Québec appelle ça la Fête nationale depuis un bail, mais j'ai toujours appelé ça la Saint-Jean, comme je m'amuse à appeler le Canada Day le Dominion Day ou encore le jour du déménagement). C'est aussi pour expier ma faute de ne pas avoir fait quoi que ce soit pour la fête du Saguenay-Lac-Saint-Jean le 11 juin. Anyway, par nostalgie de l'époque des feux d'artifice à la vieille pulperie, trois chansons québécoises qui me rappellent mon enfance. Ce ne sont pas celles sur le Québec, comme les Gens du pays, Mon pays (qui n'est pas un pays, mais l'hiver, ce qui implique que le pays est en voie de disparition). Ce sont juste deux tounes de Vigneault et une de Leclerc (Félix, bien sûr, pas Jean, même si on peut parler de loup à propos des deux). Des trucs écoutés dans le salon, près du feu, un peu oubliés depuis.

Donc, parce que je me souviens des airs québécois de mon enfance, je vous invite à écouter (si vous trouvez le disque ou n'importe quelle interprétation quelque part):
-Les beaux métiers de Gilles Vigneault (mes excuses à mes potes dans les forces canadiennes). Je l'ai trouvé chanté par des enfants sur YouTube.


-L'enfant et l'eau, toujours de Vigneault. Trouvé sur YouTube encore chanté par Fabienne Thibeault


-La mort de l'ours de Félix Leclerc. Une fois de plus, sur YouTube, interprété par Félix avec Beau Dommage


Pis, tant qu'à faire, en bonus, par hommage indirect à Alexandre Dumas, vu qu'on écoutait Beau Dommage aussi dans le temps, la chanson préféré des anglos en camp d'été d'immersion française, La complainte du phoque en Alaska. Live avec Beau Dommage (et l'auditoire surtout), sur Youtube évidemment.


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Well, just to show that I'm alive, I decided to blog today, as it is after all, Saint-Jean-Baptiste day (or the National Holiday of Québec according to the official government translation of the official holiday name in this province, but I'm a good lapsed catholic, so I like to keep the religious name, though it is just an appropriated pagan solstice celebration really, just like all those other seasonal change related holidays). Anywho, since I'm between two provinces here, I do get the day off, which is good, but the federal government ain't that big on celebrating since their big thing is Moving Day next week. So if you can read French and enjoy poetry, you can read the links pointed above. It's from Québec songs I listened to as a child (though the songs aren't about Québec). You can watch the YouTube videos too, but they're not the versions I listened to back then (and I know which one is every anglo's favourite). Also, I need to find myself the Saguenay-Lac-Saint-Jean flag to stick on my luggage for my travel. I find those who stick the Canadian flag on their backpacks annoying, but I need something to make my luggage more easy to identify when landing at an airport, and the Sagamie flag isn't so ubiquitous.

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Sunday, June 24, 2007

Joyeuse Saint-Jean-Baptiste!

Bon, c'est un peu tard pour faire le souhait mais qu'importe. Tout le monde sait, bien sûr, la Saint-Jean ça n'existe pas en Ontario (bande de pas catholiques). Je crois bien qu'il s'agit pour moi de ma première pas de Saint-Jean hors Québec, et finalement, même une Saint-Jean passée à ne rien faire au Québec marque mieux le début de l'été que pas de Saint-Jean du tout. Ici c'est le calme plat (sauf pour tout les cossins du Canada Day en vente dans les magasins), et me semble que ça laisse un vide dans l'âme de ne pas marquer le 24 juin.

Quand j'étais tout petit (reste que je ne suis pas très grand maintenant), le 24, c'était le début officiel des vacances. Le temps des fraises itou. Et des feux d'artifices: d'abord on en a fait des petits chez nous, dans la cour arrière, plus tard on allait chez matante Berthe-Alice à l'époque où ils étaient à la vieille Pulperie... Anyway, la Saint-Jean c'était toujours une fête, que ce soit autour de la piscine (avec les drapeaux du Québec et du Saguenay, fierté régionale oblige), dans la Vieille Capitale, ou à L'Anse-Saint-Jean (pour le couronnement du roi Denys 1er, soit dit en passant, le gros crisse de Louis Lemieux doit être sourd). L'an dernier, c'était le mariage de Sébastien et Julie à La Baie. Bref, qu'on soit à Saint-Gédéon, Flagarneau ou même à Montréal, qu'on mange du gâteau en fleurdelisé ou de la pizza monstre de chez Pizza Hut (ou, 100 fois mieux, des pizzas de Diane du Privilège) la Saint-Jean ça reste un temps de joie. En passant, re-bonne fête Vanessa.

Mais à Waterloo, rien de tout ça. Pas de congé demain. Pas de pénurie de bière dans les Beer Stores (la pénurie de bière dans les dépanneurs étant permanente à cause des lois soviétiques ontariennes). Pas de feux d'artifice (c'était pour la fête de la reine, j'imagine qu'il y en aura d'autres pour le Dominion, comme ceux d'André Harvey). Juste un dimanche des plus ordinaires. La seule affaire québécoise dont j'ai profitée, c'était du sirop d'érable sur mes pancakes aux fraises à matin. Et la tarte au sucre en dessert à soir (pour me changer des butter tarts ontariennes). Mais l'esprit n'y est pas. J'enseigne encore pour un mois et demi. Il n'y a ni l'ombre d'une piscine, ni d'une terrasse pour que ça semble le moindrement estival. Ça va me prendre un pèlerinage jusqu'au Steak House plus tard pour me remonter le moral rétroactivement.

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