Un bleuet loin du fjord

Wednesday, December 10, 2008

Les joies de la neige en tant que proprio banlieusard

(English below)

Bon, ben c'est pratiquement garanti que Gatineau et Ottawa auront un Noël blanc cet année.1 Un pied de neige est tombé sur la région hier. Heureusement, j'ai un contracteur pour faire l'entrée, donc je ne risque pas de faire un infarctus en pelletant. Mais toujours est-il qu'il doive venir à temps. Des fois, si la gratte passe avant et qu'on doit sortir le char, il faut pelleter un ti peu pareil...

Cependant, avoir quelqu'un pour faire l'entrée n'arrange pas les déplacements hors de l'entrée, surtout avec le transport en commun. Hier, avec un peu de neige et le pont Chaudière en moins (c'est pas de mon parcours, mais ça détourne assez de chars pour ralentir tout le monde), le trajet matinal a pris 20 minutes de plus. Le retour, avec 20 centimètres de neige en plus, fut infernal. J'ai attendu l'autobus de 16h25 pendant 25 minutes, et, malgré l'énorme train d'autobus qui avançait à la vitesse d'un escargot anémique estropié, la2 81 n'était pas du nombre. À rester planté-là dans la tempête, je commençais à ressembler à un fantôme de la fameuse vallée des Monts-Valin. Je ne voulais pas devenir mort-vivant, alors je suis retourné à mon bureau. Je suis revenu à la charge à 18h05, sachant très bien que, techniquement, la dernière 81 devait passer à 17h25. Au moins, il devait y avoir moins de char à cette heure. C'était le cas, mais le train de bus était toujours là et toujours aussi lent. Mais il y avait la 81, et en plusieurs exemplaires... J'ai donc embarqué dans le "wagon" le plus avancé, qui était l'autobus qui devait être là... à 16h10. Ç'a pris 45 minutes se rendre au Centre Rideau, le prochain arrêt (à pied, c'est au plus 5 minutes si vous êtes vraiment pas vite). Après avoir vu 3 autobus accordéons de l'OCTranspo faire la grève 12 heures à l'avance (en fait, elles étaient stallées dans la neige, en partie parce qu'elles ont des pneus quatre saisons, c'est-à-dire des pneus trois-saisons-non-hivernales-gros-max-dans-notre-climat) j'ai compris pourquoi le "train" était pas vite. Je suis arrivé à la maison quelques trois heures et quart plus tard que prévu (vers 19h45). Le passe-temps de mes voisins à ce moment: la souffleuse.

À Chicoutimi, la neige n'a jamais arrêté personne. Ralenti un peu, peut-être, mais arrêté, jamais. À Montréal, c'est tannant de prendre le métro quand il neige et que tout le monde décide de prendre le transport en commun en même temps, mais j'avais toujours l'option de marcher du Plateau au centre-ville au besoin. À Waterloo, même chose, à deux kilomètres de l'université, ça se faisait facilement à pied (d'autant plus qu'il ne neige pas vraiment dans ce coin de pays, et que ça fondait vite en pepére). Ici, je n'ai pas le choix que d'affronter le trafic d'une façon ou d'une autre. En plus, les terrains sont petits et les entrées sont grandes, donc les monticules grandissent vite. Tout cela pour dire que je commence à moins aimer la neige, ce qui m'atrriste beaucoup, malgré le fait que je ne gratte pas ma propre entrée. En fait, je trouve que Gatineau fait un peu "plèbe" et devrait joindre la civilisation qui paye quelqu'un d'autre pour déneiger chez eux. À Chicout, il n'y a presque plus personne qui passe la souffleuse dans son entrée, tout le monde dans un même quartier fait appel à un contracteur avec une super gratte/souffleuse qui fait n'importe quelle entrée en cinq minutes. Mon contracteur à l'air ancien avec son pickup sorti tout droit d'un épisode classique des Simpson datant de 1992.

1Je sais que c'est bizarre pour nous Bleuets, mais l'Outaouais fait partie de ces endroits où la possibilité d'un Noël brun est bien réelle. À Ottawa, la probabilité empirique d'un Noël blanc est de 87%, selon ce site. Seulement Chicoutimi (techniquement Bagotville où on mesure les données), Baie-Comeau et Sept-îles n'ont jamais connu de Noël brun.
2Les Outaouaïens (bon, le gentilé est Outaouais, mais c'est aussi le nom d'une tribu d'Indiens, en fait, d'Amérindiens ou d'autochtones (dépendant des goûts), c'est aussi le nom de la région alors c'est très confondant, d'où mon néologisme), comme les Montréalais, disent "le bus", le genre étant techniquement correct, mais bus est prononcé à l'anglaise, ce qui m'irrite en câlice. Je préfère dire la bus (prononcé "busse" avec un "e" muet, en bon français), comme la job et la puck, en bon Québécois. L'académie française peut se fourrer ses genres masculins qui sonnent mal dans le cul.

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Well, it's practically guaranteed that Gatineau and Ottawa will get a white Xmas.1 We got at least a foot of snow yesterday. Fortunately, I hired someone to plow my driveway, so there's little chance that I'll die of a heart attack shoveling snow. But, even if I hired someone, the guy has to come on time, so if the city plows the street first and we need to get the car out, I still have a little shoveling to do.

But having someone else plow my driveway doesn't prevent me from being affected by the snow, especially when it comes to commuting by public transit. Yesterday morning, with merely a dusting and one bridge out (the Chaudière one, not on my itinerary, but it diverted enough vehicles to slow down everyone else), the morning commute took an extra 20 minutes. In the evening, with 20 more centimetres (8 inches) of snow, the return own was a much longer ordeal. I first went to catch the bus for 4:25. I got to the bus stop, there was a giant line of pratically parked buses, but the 81 was nowhere in sight. I waited 25 minutes, then headed back to my office because it was pointless to stay and slowly get turned into a snowman. I didn't feel like becoming a ghost from the Monts-Valin, so I headed back to my office. After some phone talk with my better half, I headed back to the bus stop at 6:05PM. There were fewer cars but the giant crawling bus "train" was still there, but this time the 81 was there, in fact, there were a few of them. I climbed aboard the frontmost one, which happened to be the one scheduled for 4:10. It was 2 hours late... It took 45 minutes to get to the next stop, Rideau Centre (on foot, if you're slow like the author of this blog (hi Marina!, say hello to Seb in Philly for me), it'll take at most 5 minutes to walk that distance). Among the things that slowed us down (the snow, the backed up traffic, the closed bridge) was three OCTranspo accordion buses striking 12 hours ahead of time. Actually, they were just stalled in the snow, blocking the already clogged streets, maybe because they only have all-season tires, which are really three-non-wintery-seasons-at-most-in-this-climate tires. Needless to say, I made it home about 3 and a half hours later than scheduled. The most popular activity in the neighbourhood at the time: the snow blowing (and not of the kinky sort, if there is such a thing).

Back in Chicout, snow never stopped anything. It might have slowed down things a little, but it never stopped anything (not even school, not snow by itself). In Montreal, I hated taking the metro when it snowed a lot, because everyone would use public transit at the same time, but I could always walk from the Plateau to downtown if necessary (it's really not bad at all). In Waterloo, though they sucked at plowing, it never snowed all that much and it melted really quickly, plus I lived only two kilometers from campus, so walking was always an option. Here, to go to work, I have to face the traffic, no matter what mode of transport I use. And the yards around here are small, while the driveways are large, so there's not a lot of room where to put the plowed snow, and it piles up high really quick. All this to say that I'm starting to not like snow that much (like any good suburbanite), and it really saddens me, even if I don't plow my own driveway. In fact, I find Gatineau to be a bit plebeian since people still clear their own driveway. In more civilized places, no one does this anymore. In Chicoutimi, practically every house in every neighbourhood calls upon the service of a contractor with a fancy snowplow/snowblower tractor that'll clear any driveway in 3 minutes at most. My own contractor looks like a relic of an ancient time in comparison, with his pickup truck equipped with a plow right out of a classic episode of The Simpsons from 1992. Back when they were consistently hilarious.

1This should be no suprise to my English readers, but the Ottawa region is one of those places where a white Xmas is not guaranteed. According to this site, the chance of a white Xmas in any given year here is 87%. Only Chicoutimi (technically, Bagotville where they collect the data), Baie-Comeau and Sept-Îles have never had a brown Christmas. Which is why I always go home for Christmas, and not only in my dreams, like in the song.

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Wednesday, February 06, 2008

Encore de la neige

(English below)

Aujourd'hui, on a eu droit à la énième bordée de neige considérable du pas-d'hiver ontarien. Pas-d'hiver parce qu'il fait 26 degrés dans l'appartement, même avec la fenêtre ouverte au complet. Pas-d'hiver parce que j'ai vu une mouche dehors s'accrocher au moustiquaire, en pleine tempête de neige du 1er février, donc j'ose pas ouvrir la porte patio pour rafraîchir cette température tropicale à l'intérieur. Pas-d'hiver aussi parce que la dernière bordée de vendredi avait pratiquement complètement disparu hier matin (malgré la neige, on reste pas mal au-dessus des normales). Ici, la neige vient et part vite en maudit. Ça pourrait jusqu'à un certain point excuser les retard en matière de technologie de déneigement. Cela dit, ça n'excuse pas le fait suivant: dans le ROC, ce qui inclut l'Ontario, 70% du monde n'a pas de pneus d'hiver, mais des pneus 4-saisons. Or, il se trouve que même dans le pas-d'hiver ontarien, les pneus d'hiver sont plus efficaces que les 4-saisons. Ce qui prouve scientifiquement que les conducteurs du ROC sont, en général, des épais. Le zozon essayant de monter dans l'entrée en pente douce de l'autre côté de la rue en est un exemple. Il y a peut-être 5 centimètres de neige au sol (une gratte, enfin un pickup avec une petite gratte devant, a déjà déblayé), mais le char, en bas de la côte, à plat, ne peut pas avancer. Il recule pour se donner un élan mais reste pogné là à rouler dans le beurre. Il recule encore un peu et reste collé à un pied derrière ça position initiale. J'ai pas osé regarder ce spectacle pathétique plus longtemps.

J'ai dû finir ma deuxième livre de cretons (les trois autres sont toujours gelées) aujourd'hui en prenant une double ration parce que demain c'est le Nouvel And chinois, l'année du rat en l'occurance, et qu'on doit manger toute la viande dans la maison (excepté ce qu'on a dans le congélateur parce que 3 livres de cretons et de l'orignal, tu manges pas ça en une soirée à deux). Demain ça sera végétarien, mais on a du pain en masse (merci machine à pain de Black & Decker, notre dessert ce soir, c'est du pain au chocolat, mais maudit que les batteurs sont puissants: ils pulvérisent olives, raisins secs, même les graines de tournesol, et font fondre les pépites de chocolats), et des fromages (achetés chez Vincenzo malheureusement, c'est plus cher et t'as un moins bon service qu'au marché de St-Jacobs).

J'attends toujours des nouvelles d'employeurs potentiels, mais au moins j'ai enfin un article qui sera publié dans une revue (journal?) de statistique de renom. J'ai cette drôle d'impression que je devrais remercier quelqu'un à Johns Hopkins... Anyway, je voulais fêter ça avec du cidre de glace et du foie gras, mais ça devra attendre un peu parce que ça ne se trouve pas facilement du foie gras ici. J'imagine qu'un coke pourrait faire l'affaire en attendant.

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So today we had our nth decent snowfall of the non-winter. Non-winter because it's freakishly hot (26 C) inside, even with the windows wide open. Non-winter because there was a fly outside clinging to the bugscreen in the February 1st snow storm. Non-winter also because that snow from last Friday was almost completely gone yesterday morning. But snow comes and disappears in no time here. Which sort of excuses the severe lack of modern snow removal equipment here. But it doesn't excuse the following fact: apparently 70% of all drivers in the Rest of Canada (i.e. everything except Québec) do not use winter tires but keep all-season tires on their cars. But, even in Ontario's non-winter conditions, winter tires outperform all-season tires on basically any road as soon as it gets below 5 C (above freezing point!). Which proves scientifically that the average ROC driver is insane (or an idiot).

Also, today is the last day before Chinese New Year, so we had to finish all the meat in the house and I had a double serving of cretons this morning. Of course, "all the meat" excludes the stuff in the freezer, because even with my girlfriend I can't eat 3 pounds of cretons and a pound or two of moose meat. But I imagine the Chinese government can't hunt us down for that... Anyway, tomorrow will be all vegetarian, which is OK because we have tons of cheese and bread, in the latter case thanks to our Black&Decker breadmaker (we made chocolate bread for dessert tonight, it's sort of cakey but not that sweet, needs butter). But damn are the beaters in that thing powerful. They will pulverize olives, raisins, even sunflower seeds, and they'll melt chocolate chips too.

I'm still awaiting news from two potential employers, but at least I will have something published in a major journal soon. I've got this funny feeling I should thank someone from Johns Hopkins for this, somehow. Anyway, I wanted to celebrate this with ice cider and foie gras, but it'll have to wait since foie gras is hard to find around here. Ice cider is impossible to find, because of the ice wine hegemony here (These silly Ontarians don't know what they're missing: ice cider is better, apple flavours are not overwhelmed by the extra sugar, and cheaper to boot), but we had brought a bottle back from Québec after the Christmas holidays. I guess in the meantime, I'll just celebrate by buying myself a coke or something.

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Tuesday, January 08, 2008

Heille, y'a pus de neige dehors

(English below)

Il fait 14 degrés dehors (sans blague) et la neige à Waterloo a complètement disparu. Il fait si chaud qu'en ouvrant les fenêtres hier, une mouche est rentrée dans l'appartement. Une mouche, du dehors, au mois de janvier. Dire qu'il n'y a qu'une semaine, on était revenu dans la tempête de neige. Du moins jusqu'à Kingston (et un peu plus loin)... ça nous avait pris cinq heures et demi juste faire ce bout de chemin.

Anyway, pour en revenir aux fêtes (déjà un lointain souvenir), j'ai fait le Parc tout seul comme un grand en hiver. On a eu un vrai Noël blanc comme d'habitude à Chicout' (il y a quelques photos sur Facebook, si vous êtes copains avec mon petit frère), bien qu'on ait décoré le sapin de Noël le 23 sous la pluie (l'arbre était mieux que l'an dernier, mais ils sont plus cylindriques de nos jours et moins coniques que dans le temps). Comme l'an passé, j'ai toujours pas de petit mouton de Waterloo pour mettre sous l'arbre ou dans la Crèche. J'ai pas fait mon pèlerinage Chez Georges (le Steak House), mais j'ai eu de la tourtière (la vraie, avec de l'orignal, du lièvre et de la perdrix), et des pâtés à la viande meilleurs que notre premier essai en la matière. Et des beignes (à la farine à gâteau), et des bûches de Noël (à la crème glacée de Margo Oliver et à la confiture, à la manière de grand-maman Laurence), et des petits gâteaux. Vive la bouffe de Noël. On a joué a Donjon au moins une fois (oui, la même game depuis 15 ans, mais pas à toutes les semaines).

Puis on est reparti avant la fin d'année. C'est-à-dire le 31. On n'a pas pu aller chez Ashton pour une poutine (autre regret) pendant notre court arrêt à Québec. Ensuite, à Montréal, on n'a pas pu acheter de bagels non plus. Et j'ai dû me contenter des cretons de Fruiterie du Plateau parce qu'il y avait file monstre chez Première Moisson (et le crisse d'épais devant mois arrêtait pas de demander aux employés trop occupés si sa "tourtière" qu'il avait acheté la semaine d'avant avec date de péremption du 31 décembre serait encore bonne le 1er janvier; hostie que j'avais envie de lui dire: "Écoute chose, ta tarte au steak haché si 'est pas verte, elle va être encore mangeable demain", mais ça donne rien de parler à du monde qui ne connaît pas ça, le gros bon sens). Au moins j'ai du "liant assaisonné" (demandez à votre boucher avant de partir pour l'Alberta) pour me faire des cretons maison avec une quantité d'épices pas approximative. Au jour de l'An, ce fut de la route dans le blizzard, comme mentionné plus tôt. Des heures et des heures de plaisir indescriptible.

Anyway, je vais refaire du train bientôt (et je ne parle pas du train électrique LGB, indispensable autour de l'arbre de Noël), va falloir vendre ma salade dans la capitale fédérale et ensuite à York (mais pas en Angleterre).

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It's 14 degrees (Celsius, in case you're a backward American, Burmese or from one of the 2 other countries living in the silly imperial system) outside and all the snow's gone. In fact, yesterday, when we opened the windows to compensate for the overcompensating heaters we have no control over, a fly came in. A freaking insect, alive and buzzing, from outside, in January. It's hard to believe that just a week ago, we came back here during a snow storm. Well, at least up to (and past) Kingston... it took us over five hours just to get halfway between Montreal and Toronto.

Anyway, let's reminisce about the (now almost forgotten) holidays. I drove through the Parc (pronounced as in French, technically, the Réserve faunique des Laurentides, for those who don't know what I'm talking about) all by myself and got to Chicoutimi in one piece. We had a real white Xmas this time (lots of snow, there are pictures on Facebook, look for my bro wearing a neck glass), though it did rain a bit on the 23rd while we were decorating the tree. I didn't get to go to the Steak House again, but I did have real tourtière (with moose, and hare and partridge in it, as authentic as it gets), and meat pies (that were better than our first attempt at the recipe). I also had some donuts (of the homemade Xmas kind, not some prefabricated-in-Mississauga cardboard from Tim Hortons), homemade bûches de Noël (note the plural, the Margo Oliver ice cream kind, and another using my grandma's recipe from Port-Alfred), and cupcakes. Yay for Christmas food! We also managed to play some D&D (yes, the same 15 year old campaign, though we don't play every week).

Unfortunately, before New Year (oh, how I miss the olden days when the 12 days of Christmas meant you were on vacation until Epiphany), we had to leave the Royaume and head back toward Waterloo. We didn't get to have poutine at Chez Ashton during our very short stop in Quebec City (another regret), and we stopped in Montreal for the night. I didn't get to buy bagels either, and had to settle for cretons from Fruiterie du Plateau because Première Moisson was packed (with idiots, I have to say, especially the guy who had to bother every obviously occupied employee because the "tourtière" he had bought a week before had its expiry date on December 31 and he wanted to make sure it'd still be good on January 1st; damn, I wanted to tell him his fucking hamburger pie, unless it was green, would still be edible the next day, but there's no sense in talking to people who don't have any common sense, especially when they dare to call hamburger pie tourtière). Oh well, at least I have seasoned cretons binder (ask your butcher, provided his name is Joël, before heading to Alberta) to make my own cretons without approximating the spice quantities next time. Then on New Year's day we couldn't avoid it and had to drive through a blizzard, as I said before. Hours and hours of indescribable fun (yes, I am being sarcastic).

Anywho, I'll be taking the train (and I'm not talking about LGB model trains, required part of the Xmas tree set up) again soon. I have to visit the federal capital next week (I haven't been there in ages). Then I'll visit York (not the British city) two weeks later. Then maybe Mexico in February, though I guess I won't be taking the train if so.

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Friday, December 21, 2007

J'm'appelle manche de pelle...

(English below, if my arms don't fall off by then)

Quand la pelle est cassée, j'm'appelle p'us. Ma blonde et moi avons eu la merveilleuse idée de ne pas prendre la peine de s'acheter une pelle pour le char avant de partir de Waterloo. Mais on savait qu'il y allait avoir tempête, on voulait juste arriver OPC comme on dit.

Le stationnement à Montréal n'était pas merveilleusement déneigé à notre arrivée (le char du voisin n'avait pas bougé depuis belle lurette en plus), et il est tombé genre 36 cm de neige (ou 32 selon la source, mais moins que le record de 41,2 cm de 2005). C'était dimanche: je suis allé faire un tour chez RONA pendant que les flocons tombaient à sciau, mais ils n'avaient pas grand chose, juste d'énormes pelles et des mini-rétractables. Je me suis dit que je reviendrais plus tard. Erreur. Depuis la tempête, c'est pénurie de pelles dans Montréal et ses environs (toutes ces banlieues, comme Laval, Longueuil et Brossard dont les habitants diront qu'ils viennent de Montréal en dehors de la région couronnant la métropole). Mais il me faut me rendre jusqu'à Chicoutimi demain, alors il fallait absolument déneiger (dans ce cas-ci ça tenait plutôt de l'excavation) le char.

Heureusement, Jean-Guy, le voisin d'en-bas possède deux pelles qu'il m'a généreusement prêtées à ma demande. Fort heureusement d'ailleurs, car même si j'avais acheté une pelle rétractable chez RONA, ç'aurait été impossible de faire la job, ça aurait été la même chose que le faire à la cuillère. Ça m'a pris une heure à désenvelir mon Rav4. À la fin, j'avais l'air d'un abominable homme des neiges à l'agonie. J'ai probablement réduit mon espérance de vie de trois ans (et je mourrai probablement d'une crise cardiaque en pelletant de la neige, à moins que le réchauffement de la planète élimine la neige d'ici là). J'espère avoir assez de force demain pour tourner le volant, le Parc, contrairement à la 20, c'est des courbes pis de côtes, pas une planche droite (je suis fort tenté de faire une analogie avec les femmes ici, mais ce sera pour une autre fois, mon cerveau est tout aussi en compote que mes muscles).

Ah oui, le déneigement à Montréal, c'est de la grosse merde depuis les fusions-puis-fissions (je refuse de dire "défusions") municipales. Maudits beaux trottoirs en plus, pourtant les petites grattes de trottoirs ne devraient pas avoir de misère à faire leur job de nuit quand il n'y a personne...

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OK, I guess my arms are still attached to the rest of my body. Barely. My girlfriend and I had the marvelous idea to not buy a shovel for the car before leaving Waterloo, even though we knew a snow storm was coming. I guess we just wanted to escape to civilization as soon as possible.

When we arrived in Montreal, our parking spot wasn't so nicely plowed. For one thing, the neighbour's car hadn't been touched in a while apparently, and was covered in snow. Then, on Sunday, 36 cm of snow fell on the city (or 32, depending on the source, either way, not a record, as in 2005, 41.2 cm of snow fell on Montreal). As the snow was falling, I went to RONA to attempt to buy a shovel, but they only had a couple of gigantic ones and a couple of small, retractable shovels that are about as good as toy shovels that kids used in their sandboxes (or adults use as dog poop scoopers). I didn't buy anything thinking I'd find better later. That, technically, was a mistake, as from the next day (and since) the entire Montreal region (including its extended suburbs, such as Laval, Longueuil, Brossard, and all those other places where people will claim to be "from Montreal", though they're not on the island and were/are vehemently opposed to municipal mergers) had run out of shovels, plows and snow blowers (lots of thefts of those happened as well). But I have to be in Chicoutimi tomorrow so it was imperative that I clear my car of snow (well, at this point, since there's been more snow after Sunday, it was more of an excavation job).

Fortunately, Jean-Guy, our downstairs neighbour, had two shovels he generously lent to me (at my request). Very fortunately in fact, as even if I had bought a small shovel from RONA I would not have been able to do the job, I might as well have done it with a spoon. So I finally cleared the snow off (and around) my Rav4 (it took me an hour). By the end, I looked like an agonizing abominable snowman. I probably reduced my lifespan by 3 years (and I will likely die of a heart attack shoveling snow, unless global warming eliminates snow by then). I hope I'll have enough strength left to turn the steering wheel tomorrow, as I have to drive through the Parc, which is all hills and curves, unlike the 20. Damn, I can't make an analogy with the female form in English either. Oh well...

I should say that the snow removal operations in Montreal have sucked badly ever since the municipal mergers-and-demergers (is that even a word?). They can't even clear the sidewalks properly, though those little sidewalk plows could easily do their jobs at night when nobody's outside. Oh well, Chicout doesn't have this kind of problem. The streets are wide, and the sidewalks just aren't plowed.

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Saturday, November 24, 2007

Guelph un samedi après-midi

Réponse: Birmingham en Angleterre, c'est de là que vient le chocolat Cadbury.

(English below)

Il ne reste qu'un mois avant (la veille de) Noël, et on a eu droit à la première chute de neige de la saison jeudi. Les prévisions mecredi annonçaient 20 à 25 centimètres, mais à mesure que le temps passait, la température ne baissait pas et il pleuvait à siaux. Finalement, on a eu seulement 2 centimètres à peu près, et jeudi matin le spectacle était beaucoup moins désolant que l'an dernier, en partie parce que plus de monde a eu le temps de mettre des pneus d'hiver. Il y avait quand même une couple de zozons qui ont eu de la misère a tourner sur la pente hyper-douce au coin de la rue... Aucun problème de ce côté en Rav4, avec des pneus d'été, peut-être que le poids des pneus d'hiver dans le coffre aide, qui sait?

Anyway, rien de bien nouveau sous le soleil de Waterloo. On a visité David's Gourmet, une "épicerie fine" pas si loin de chez nous, qui tient du Vicenzo's en plus spacieux et plus cher. Honnêtement, ça n'en vaut pas le prix, que ce soit pour leur pain 5.50$ qui n'est pas mieux que le pain Ace au Zehrs, ou leurs fromages qui n'offrent aucune compétition à l'épicerie européenne du village Belmont.

Pour se changer les idées, et pour se rendre à la caisse pop la plus proche, on est allé à Guelph aujourd'hui, à une demi-heure de Waterloo par la 7, qui tient de la route de campagne à une voie de chaque bord et des lumières, contrairement à la 8, une autoroute propre. Ma blonde me dit que c'est l'une des premières villes au Canada construite à partir d'un plan d'urbanisme, mais nous n'avons pu déceler aucun indice de cela. Les mêmes noms de rues qu'ailleurs, les lumières qui sortent de nulle part, des rues qui bifurquent à 90 degrés alors que la ligne droite change de nom, la géométrie non-Euclidienne du système routier... mettons que ce n'est pas Milton Keynes.

Pour une ville de 100 000 habitants, le centre-ville ressemble plutôt à celui d'une ville de 30 000 âmes, peuplé de vieux robineux ouvriers barbus mangeant dans des gargottes populaires. Le centre d'achat de la rue "Old Quebec", en plein centre-ville, était encore moins achalandé que le mail bâti dans une vieille grange de St-Jacobs, et n'a qu'une douzaine de commerces, dont une chocolatirie-confiserie qui vend beaucoup trop cher pour la qualité de son chocolat (bon, c'est normal que les barres de chocolat Cadbury importées de 250g soient plus chères que dans leur pays d'origine, mais elles étaient à 2 pour 2£ chez Sainsbury's, alors les voir à 8$ l'unité, ça fait mal). On a cherché en vain un mouton ontarien pour ajouter à la crèche à Chicout, malgré avoir fait le tour d'une demi-douzaine de magasins à cossins. Finalement, après un chocolat chaud dans un petit café, on s'est acheté des tartelettes dans une boulangerie-pâtisserie du coin (une "bakery" en fait, et ici, ça tient beaucoup plus de la pâtisserie, les pains ne gagneront aucun prix, même dans les meilleures boulangeries ici, la qualité semble baisser avec le temps), et on a sacré notre camp. La prochaine fois, ont essaiera London, c'est peut-être plus excitant. Entretemps, faut que je fasse une liste de cadeaux pour Noël. Comme d'habitude, je n'ai pas beaucoup d'idées. Mais je ne dirais pas non à des barres de chocolat Cadbury de 250g à 2 pour 2£ chez Sainsbury's, fouille-moi pourquoi. Pour moi, ça doit être une déficience en chocolat.

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There's only one month left before Christmas (Eve) already, and we just got our first snowfall (accumulation) of the season. On Wednesday, the forecast was of 20 to 25 centimeters of snow, but as time went on, the temperature wouldn't drop and it just kept raining heavily. Eventually, it did drop below freezing, but all we got was a measly 2-3 centimeters of snow and ice pellets, so Thursday morning's spectacle wasn't half as pathetic as last year's, in part because more people had time to change to their winter tires. Still, a few poor souls had to come out and push their cars to turn the corner of Glenelm and Parkside, with its minimal slope. No problem doing that on summer tires in a Rav4 though, maybe the winter tires in the trunk helped, who knows?

Not much is new under the sun of Waterloo. We did try David's Gourmet, a "fancy" grocery store not far from home that's similar to Vicenzo's, except that it is more spacious, less busy and pricier. It's not worth it. Their $5.50 fresh bread ain't half as good as the Ace bakery bread you can buy at Zehrs for less, and their cheese selection offers no competition to that of the European grocery store in Belmont Village.

To get a change of scenery, and to visit the closest "caisse pop", we went to Guelph this afternoon, which is about half an hour of driving on the 7, which isn't a highway like the 8, but more of a country road, with one lane in each direction and lights in the middle of nowhere. My better half tells me that Guelph was one of the first Ontarian (or Canadian) planned city, but we saw no evidence of that. The same street names as everywhere else, lights in the middle of nowhere, streets that take a 90 degree turn while the straight direction changes name, road system based in non-Euclidian geometry... Let's just say it's not Milton Keynes. Also, the Downtown Guelph directory pages completely lack design and oversight (or is full of the latter, depending on the definition) as well...

For a city of 100 000 people, it feels more like 30 000. Its downtown area is filled with vagrants old bearded workmen eating in the local cheap eateries. The shopping mall on Old Quebec street, in the heart of downtown, has maybe twelve shops and is less busy than St-Jacobs' outlet mall. Its one chocolate shop is too pricey for the quality it offers (really, I know imported chocolate should be pricier than in its country of origin, but bars of 250g of Cadbury chocolate sold at 2 for £2 at Sainbury's, so it just hurts to see them at $8 a bar there). We tried in vain to find a little sheep decoration for the Nativity scene we'll put on the mantlepiece in Chicout, despite visiting half a dozen cheap and not so cheap decorative and other useless gizmo shops. Oh well, I guess it'll have to wait, again. We quickly grew tired of Guelph, so after a couple of hours, we had some hot cocoa in a cafe, then went to a bakery to buy some tarts and a baguette, and left. Next time we'll try London (Ontario) or something. Hopefully it'll be more exciting.

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Wednesday, March 14, 2007

Remarques aléatoires

(English below)

Norm est venu faire un tour trop rapide mardi dernier, devenant ainsi notre premier pote à venir nous visiter dans les fins fonds de l'Ontario. J'espère qu'il ne sera pas le dernier.

La neige qu'on avait fond très rapidement depuis deux jours (ça part vite en crisse en Ontario), ce qui libère enfin le "croissant" Glenelm, rue que l'on doit emprunter pour se rendre à notre stationnement. Voyez-vous, non seulement les rares "grattes" (il y en a 15, apparemment, pour couvrir tout Waterloo, la plupart sont des pick ups ordinaires avec une gratte ajoutée à l'avant), ne passent pas dans cette rue, les résidants du coin ne déneigent pas non plus leurs entrées et parquent leurs chars des deux bords de la rue pas plus déblayée. On parle ici d'une longue courbe étroite, et les chars Ontariens sont en général plus gros que ceux du Québec (ce qui implique la relation inverse pour la taille des quéquettes entre les deux populations).

Côté acéricole, je n'ai pu m'empêcher d'acheter du beurre d'érable (trop cher) au marché de St-Jacobs. Mais ce qui m'ennuie c'est pas seulement le prix, mais le format. Les contenants en plastique style un peu margarine, ils connaissent pas ça. Et les cannes (boîtes de conserve) de sirop de 540 mL ils en ont pas non plus. Décidément, faudra faire le plein de produits de l'érable à Pâques (on revient à la mère patrie, c'est-à-dire au Québec, pas en Angleterre, le temps d'aller chercher et d'installer les pneus d'été du Rav4).

Ah oui, j'irai pas travailler à Baltimore l'automne prochain. Ça me dérange pas, mais ça m'aurait pas déranger de faire un tour.

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Norm came for too short a visit last week, and thus became our first pal to see our humble abode. Hopefully he won't be the last. Hint-hint. You know that Waterloo is the place in Canada for math, engineering and computer science (gotta say something positive to attract people, though understandably, math, CS and engineering are by their nature repulsive. Stil, come on, this ain't Hamilton).

The snow we had (I'd like to say "little", but there's been more than what I've seen in Montreal over the years, mostly because there's actual snow removal in Montreal) has been melting extra fast in the last two days. While this marks the end of the shortest dead season ever (I sure ain't calling it winter), it also means Glenelm Crescent will feel like a street again rather than an extension of our parking lot. You see, the Waterloo's proud fleet of 15 plows (glorified pick up trucks) doesn't pass on that street, and the local residents are too fucking lazy to clear their own driveways, so they'd just park on both side of this long narrow, just as unplowed curve. And Ontarian cars are on average much larger than Quebec cars (grosse corvette... well, you know how it goes).

On the maple front, I couldn't help but I had to buy some maple butter (for foreigners randomly landing on this blog: it's syrup boiled further, stirred and cooled, not butter and maple syrup mixed together) at the St-Jacobs market (we'd try other ones if we could wake up early enough, those places actually get packed quickly). I know, it's too expensive, but there's also the format issue. They don't have the plastic, sort of margarine-style tubs. Or the actual cans (cylindrical, 540mL) of syrup. I know I complained about this earlier, but we'll have to stock up on maple products when we come back to Quebec for Easter (as we need to get the summer tires for the Rav4).

I should mention I ain't going to work in Baltimore next fall. I'm not surprised or disappointed, but I wouldn't have minded going for a little visit.

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Monday, March 05, 2007

Cretons maison, prise 2

(English below)

Pas plus tard qu'hier, j'ai tenté une deuxième fois de faire des cretons maison. Changements obligatoires: un oignon au complet et du gras. Faute de vraie panne de porc (essaye de trouver ça quèqu'part en Ontario), on a opté pour du saindoux, comme suggéré dans cette recette-ci. Pas d'échalottes cependant, mais on a mis de la coriandre qu'on avait pas mis la dernière fois. Le résultat est concluant, le saindoux a fait son oeuvre, les cretons se tiennent au lieu de s'égrainaîller (ne cherchez pas ce mot dans le dictionnaire). Le mélange d'épices (aucun lien avec Frank Herbert) n'est pas encore parfait, mais ça va venir.

Entre temps, j'ai terminé l'unique pot de confiture aux petites fraises des champs (de l'Anse-Saint-Jean si je ne m'abuse) qu'on avait rapporté de Chicout, et ma garniture de toast numéro deux est par conséquent la gelée de pommettes de Aunt Mae Home Style acheté au marché de Saint-Jacobs (où il y a du stationnement, contrairement à celui de Kitchener qu'on n'a pas pu visiter encore). Matante Mae (qui est morte hier soir?) devrait se trouver un meilleur traducteur, parce que Crab Apple Jelly ça donne pas "Confiture de pommes sauvages" en français canayen. Et des bluets, ça n'existe pas non plus. Anyway, comme gelée de pommettes style maison, c'est à la fois pâlotte et clairette, et ça manque de goût. Il n'y a pas le petit côté sûrette des vraies pommettes qui les distingue des pommes ordinaires (quelle est la variété utilisée?). Je regrette de ne pas avoir fais le plein de gelées maison avant de partir de Chicoutimi. La gelée de Aunt Mae est quand même mieux que n'importe quelle cochonnerie industrielle, on s'entend (ce qui inclut la gelée de pommes Oka mais exclut la désormais introuvable, en dehors de Québec du moins, gelée de pommes Kraft).

Ah oui, on (incluant ma blonde en congé) est allé à Oakville la semaine dernière parce que mon superviseur voulait que je fasse ma présentation (i.e. la même que pour ma défense et la pièce de résistance qui m'a amené dans la communauté la plus "intello" au Canada) pour une compagnie pharmaceutique dont je tairai le nom (on a signé un gugusse de confidentialité). Des heures de plaisirs dans le traffic de la 401 par temps de cul (en fait, on a pris la 6 dès que possible, puis la 403/QEW pour sauver du temps). Le problème ontarien, c'est non seulement la congestion chronique sur des routes avec une signalisation déficiente, mais le fait qu'ils n'ont pas encore perfectionné l'art de déneiger.

Norm vient faire un tour demain (supposément, visite éclair avec un frangin qui doit décider où faire son doc). J'aurais dû lui dire de passer chez Schwartz nous acheter du smoked meat et des épices avant qu'il parte. Mea culpa.

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No later than yesterday, I tried to make home-made cretons for the second time. Necessary changes to the recipe: an entire onion and some fat. Due to the lack of actual pork leaf fat (if I remember the English ingredients to the dearly missed Quatre Étoiles cretons correctly, try to find that in Ontario) we had to settle for pure lard. No green onions this time (didn't have any), but we added some coriander (and other stuff). The results are in: c'est bon parce que c'est gras. That is, instead of breaking up into small, dried pieces, the cretons hold together and spread nicely over bread (from L'Oven). The mix of spice isn't perfect yet, but it was also a definite improvement over the previous attempt.

On a related note, I also finished the only jar of wild (small field?) strawberry jam we had brought from Chicout (IIRC, the jam itself is from l'Anse-Saint-Jean and costs either $8 or $12, but if you've ever picked such stawberries you understand why such deliciousness comes at that price), so my second toast topping (that is, [second toast] topping, not second topping on the same toast, cretons aren't pâté de foie gras where a little champagne jelly on top can't hurt) is Aunt Mae Home Style crab apple jelly (purchased at St-Jacobs farmer market, where there is parking, unlike at the Kitchener market). I don't know which kind of crab apple Aunt Mae is using, but the jelly is of a pale pink colour, rather than a luscious translucent orangish red. It also has weak flavour, lacking the slightly sour taste that distinguishes crab apples from regular apples. It makes me regret not bringing any home-made (including the apples from the back yard and crab apples growing on the front yard) jelly from Chicoutimi. Oh well, Aunt Mae still beats all the mass produced crap out there (which includes Oka's pink coloured apple jelly but excludes the elusive, as in extinct outside of Quebec City, Kraft apple jelly).

I should mention we (including my better half, who had the day off) went to Oakville last week because I had to present my talk at a pharmaceutical company which I will not name (we signed a confidentiality agreement). Long hours of fun stuck in sucky Ontario traffic in shitty weather. You see, the problem isn't just the chronic road congestion, horrible signage, and lack of dead season driving skills (I've said it before, Ontarians don't know how to drive, while Quebecers do but are crazy); it's the fact that (Southern) Ontario snow clearing capabilities are still at the research and development stage.

Norm is supposedly coming to Waterloo tomorrow (unlike him and myself, someone isn't sticking to McGill and is considering more than one university for a PhD). I should have asked him to stop by Schwartz's before leaving, to bring us some much needed smoked meat and spices. Mea culpa.

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Monday, January 15, 2007

Heille, y neige dehors, prise 2...

(English below)

"Ça va être beau en janvier", disais-je en novembre. Ben aujourd'hui, ma blonde en chemin vers la seule école qui soit ouverte de la région m'appelle de son cellulaire pour me dire que toutes les autres écoles sont fermées, pour cause de "neige" (ici, les journées que l'on qualifie "de tempête" par chez* nous, sont appelées "snow days"). Mais, comme je l'ai déjà mentionné, quand les écoles ferment, les universités à Waterloo ferment aussi (à l'exception de Conestoga College, mais c'est plutôt cégep comme institution). Le seul hic, c'est qu'il n'y a pas vraiment de neige (on peut encore voir des brindilles de gazon à travers), à peine un peu de grésil, et une dose homéopathique de bruine verglaçante...

*prononcé "che"
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"It's going to be really nice in January", said I back in November. Well, today my girlfriend calls me from her cell, while driving to the only school (private obviously) that stayed opened today, telling me that all the other schools were closed for cause of "snow day". Which means the universities also shut down for the day (I later checked the website to confirm). Well Conestoga College stayed open, but it's not really a university. The only thing is that it didn't snow today (yesterday's accumulation wasn't enough to completely bury the grass), there was a little bit of ice pellets and an homeopathic dose of icing drizzle...

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Sunday, January 07, 2007

En réseau sans fil

(English version below)

Après une autre séance intense de magasinage et un petit changement de décor dans mon humble 3 et demi, l'ordi de ma blonde est enfin branché, mis-à-jour et en ligne. Si je plogue mon vieux portable, on aura un réseau de 3 ordis et deux personnes. Vive l'ère internet! Tout pour ne pas avoir à regarder dehors, le pas d'hiver infernal me déprime au plus haut point. Pour citer Villon, mais où sont les neiges d'antan?

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After an intensive shopping spree, some redecorating (had to take out the bedroom door and put it back) in my humble 3 and a half (for those from outside Quebec, that's a one bedroom apartment), my girlfriend's computer is finally upgraded and connected to the web (through our brand new local wireless network). Once I bring out my ancient laptop, we'll have a network of three computers for two people. Yay for the internet age. I'll do anything not to look outside, my sanity is eroding away because of this nightmarish lack of winter. Or maybe it's just Mi-go transdimensionally gnawing at my brains...

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Friday, January 05, 2007

De retour au Canada

(English below)

Ma blonde et moi (fini la relation à distance) avons fait le voyage Montréal-Waterloo le 2 janvier en char (un Rav4, c'est bien beau mais c'est pas vraiment fait pour les autoroutes). On a d'abord frappé du monde pas vite (à 100-105 km/h dans une zone de 100, droite, planche, d'un ennui mortel, pour qui est-ce qu'ils se prennent?) jusqu'à Cornwall, ensuite en filant à 120 c'était nous les pas vite. Jusqu'à ce qu'on soit à 50km de Toronto. OK, du traffic à 90 c'est pas si pire, mais ça paraît lent en torrieu après avoir fait du 120.

Puis, subitement, sur l'autoroute "Express" (genre 5 voies), on se ramasse dans une flotte de char qui arrête, avance un peu, ralenti, arrête, etc. jusqu'à la sortie vers l'aéroport Pearson. Tout aussi subitement, ça se claire et on peu refaire du 110-115 jusqu'à... Mississauga (ce trou immonde où tous les beignes de Tim Horton naissent mi-cuits). Encore une fois, avance, arrête, avance, arrête... Une fois sortis de cette autre mer stagnante de chars, on pensait en avoir fini avec la congestion automobile... À 5 heures, il reste seulement 25-30km avant de se rendre à Kitchener-Waterloo, mais malgré le fait que la région entière a la moitié de la population de Québec, on retombe dans un traffic pare-choc à pare-choc semblable à celui sur la Rive-Sud à l'approche de Montréal à 17h lors de la fête du travail. Bienque la route soit mieux entretenue qu'au Québec, les entrées et sorties sont nombreuses, mal indiquées et faites de façon bizarre (particulièrement à l'échange Northfield et Conestogo), et les Ontariens savent pas conduire... À un moment donné, la 8 se sépare en quatre à l'approche de Kitchener, on prend une des mauvaises branches, et on perd quinze minute à retrouver le chemin de Waterloo. Ça nous aura pris 8 heures et quart en tout pour se rendre (on a donc perdu à peu près une heure et demi dans le traffic). Épuisés, on s'est dit qu'on ne referra pas le chemin inverse de sitôt.

Le lendemain, grosse partie de magasinage, temps de se trouver un four grille-pain, bouilloire et quelques autres trucs pas trop chers. Le reste devra attendre plus tard, les stocks post-fêtes sont bas, sauf côté souffleuses, parce qu'il n'y a pas de neige et on se dirait en mi-octobre avec la température. D'un autre côté, c'est merveilleux de pouvoir magasiner en char. Maintenant, reste plus qu'à obtenir permis de conduire, immatriculation et assurances auto de l'Ontario. Après quelques vérifications, c'est le permis qu'il faudra avoir d'abord. Par conséquent, on s'est rendu aujourd'hui au Drive Test Center du coin (c'est-à-dire dans un minimall, i.e. un mini presque-centre d'achats, perdu dans un recoin autrement oublié de Kitchener, loin de tout transport en commun, qui est de toute façon plus virtuel qu'autrement). Après une heure d'attente, on est enfin appelés au comptoir numéro 1 pour faire le transfert de permis, mais le réseau de la SAAQ ne répond pas, alors on devra revenir plus tard. En plus, l'immatriculation ne se fait pas à la même place, ce qui veut dire encore plus de niaisage avec un numéro dans une salle d'attente à venir...

Au moins je peux enfin me rendre à la LCBO avec ses king cannes de Molson Canadian dans la section "bières importées", son énorme choix de vins australiens style Yellow Tail, ainsi que son maigre choix de vins français qui sont toutefois moins chers qu'à la SAQ. Cependant, il y a trop de bouteilles style jus Oasis et énormément de bouteilles magnum. En plus ils cartent, comme si j'avais l'air d'un flot boutonneux à "pinch" d'ado achetant de la Wild Cat pour se soûler la gueule...

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My girlfriend and I (no more long distance relationship, finally!) made the Montreal-Waterloo trip in my Rav4 (nice car, but not made for highway driving) on January 2nd. At first, we encountered slow drivers (doing 100-105 km/h in a 100 zone, I mean, WTF) up to Cornwall. The road was flat, straight and already boring us to death. Afterwards, going at 120 we were the slow ones. That is, until we got to within about 50km of Toronto. Granted, doing 90 isn't bad, but it appears extra slow compared to 120.

Then, suddenly, on the "Expressway", we "hit" (not literally) a wall of bumper-to-bumper stop-move-slowly-for-a-bit-slow-down-and-stop-again traffic. This situation just as suddenly clears out once we reach the Pearson airport exit. Once again, we can do 110-115 for a while, until we get to Mississauga (that otherworldly dump where all Tim Horton's donuts are born half-baked). Once again, we get stuck in a stagnant sea of cars. This traffic also eventually dissipates, and we thought we were done with road congestion. But we were wrong, at 5PM, with only about 25km to go before getting home, we encounter a blockade of vehicles, the kind you only see in Quebec on the South shore, going to Montreal at 5PM on Labour Day, with multiple accidents and scorned divorced fathers blocking all bridges. The roads may be better maintained here than in Quebec (especially since there is no snow and the temperature isn't remotely close to the freezing point), but the entrance and exits are numerous, appear out of nowhere, badly indicated and poorly designed (especially at the Northfield-Conestogo exchange). Plus, Ontarians don't know how to drive (unlike Quebeckers, which do know but are otherwise crazy on the roads)... Anyway, at some point, highway 8 suddenly splits in 4, we pick the wrong branch, and it takes us about 15 minutes to find our way back in the Waterloo direction. We finally make it home after a total of 8.25 hours of driving (minus pit stops), so we lost around 1.5 hours in traffic. Completely spent, we vowed not to do this trip again any time soon.

The next day we went on a shopping spree (food, toaster-oven, kettle, and a few other things). The rest (such as a desk and chair, Ms C having brought her compy too) will have to wait because post-holiday season stocks are low (except for snowblowers, because there ain't any of the white stuff and it feels like a warm mid-October from a blueberry point of view). On the other hand, it's fun to be able to go anywhere, anytime, now that we have a car (but Ontario really needs better public transport and break away from the car-slavery state it is in). Now all that needs to be done is to get Ontario driving license, plates and car insurances. After verification (or, rather, numerous confusing reads), it appears that obtaining the driver's licenses has to come first. So off we go to the local Drive Test center (in a minimall, lost in the middle of nowhere, Kitchener, far from any public transit, which doesn't really exist anyway). We wait there for about an hour, I finally get to do a vision test but it all comes to naught because the SAAQ network isn't responding. We'll have to come back later, and to get Ontario plates we'll have to go elsewhere anyway, so I'm guessing we'll waste more time in crowded waiting rooms.

At least I finally got to go to an LCBO, with its king-cans of Molson Canadian in the "Imported Beer" section, its giant Australian wine section (mostly of Yellow Tail quality, besides, it's not very environmentally friendly to get wine from there), and its small selection of French wines (but they are cheaper than at the SAQ, which is good). There's way too many Oasis juice style of bottles and an inordinate amount of magnum (1.5L) bottles, which leads me to believe that, unsurprisingly, Ontarians don't know how to drink either. Plus they carded me, as if I looked like a stupid kid (such as those ugly pimply ones with bad teenage mustaches purchasing crappy alcohol at the next counter) buying Wild Cat to get piss drunk...

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Monday, January 01, 2007

Début d'année à l'eau...

(English below)

Mon séjour che nous est déjà terminé. Au moins j'ai mangé de la tourtière (du lac St-Jean pour les ceusses tombant par ici via google, bienque ce soit la seule sorte de tourtière qui soit, à moins d'être français dans quel cas on parle d'assiette à tarte) pour la Saint-Sylvestre. Et on aura eu un Noël blanc (contrairement à Québec, qui a connu son premier Noël brun),quoique pâlotte. J'ai maintenant hérité du char de père un peu d'avance, et il faudra se taper 6 heures et demi de route jusqu'à Waterloo demain (moi qui voulait revenir seulement le 8 pour éviter le traffic de voyageur, en train en plus). Au moins il ne devrait pas y avoir de grattes (c'est pas l'fun le parc derrière deux grattes sur 40 kilomètres sans possibilité de dépasser). Dieu que l'époque où les Fêtes duraient jusqu'à l'Épiphanie (la Fête des Rois, avec le gâteau et sa bine) me manque...

Ah oui, bonne année tout le monde (maudite pluie de mes deux, je me rappelle du temps où si il faisait pas -30, c'était pas le nouvel an. La courte marche jusqu'au Montagnais pour déjeuner au Manitou, ça faisait du bien)

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Well, my stay in Chicout was too brief. And I'll be leaving Montreal tomorrow morning, so I won't have time to enjoy civilization much longer. At least I had tourtiere (du lac St-Jean, or Saguenay, whatever, for those reaching this through google, though it's the only kind of tourtiere there is, unless your from France, then it's a round pie plate...) for the Feast of Saint Sylvester. And, as always, we had a white Xmas back home (while Quebec City "enjoyed" its first brown Xmas on record). And I am now the happy proprietor of my father's old car (isn't that a nice present? I actually didn't want it so early but it was necessary for my girlfriend's new job in the boonies of Waterloo, yeah, there are such god-forsaken lands, I mean, aside from Hamilton). Which means there's still 6.5 hours of driving ahead of us tomorrow (doing the Parc in icing rain and slush, stuck behind two plows with no chance to pass ain't no fun). God, I miss the days when the Holidays lasted until Epiphany (January 6th for the uncultured heathens who may be reading this blog). I liked that cake (and its bean)...

Oh yeah, happy New Year everyone (stupid rain, I remember the days when if it wasn't -30C, it wasn't New Year, it was a nice short walk to breakfast at Le Montagnais's Le Manitou restaurant).

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Thursday, December 21, 2006

Retour au bercail

(English version below)

Bon, je ne suis temporairement plus loin du fjord. Je suis revenu à Chicoutimi (essayez pas de me faire dire "à (ville de) Saguenay" ou je vous étripe) pour les fêtes. La neige ressemble aux restes de la mi-avril, mais au moins c'est pas aussi lamentable qu'à Québec (qui pourrait perdre son petit peu de blanc pour subir son premier Noël brun de l'histoire). Autre déception, l'arbre de Noël que père a acheté est maigrichon, parce que le choix cette année était des plus ordinaires. Bon, j'imagine qu'il faudra juste un peu d'amour (comme le sapin de Charlie Brown) pour arranger son apparence.

Pour en revenir à ma défense de thèse, je dois remercier tous ceux qui sont venus me supporter, incluant tous les doctorants en stats encore à McGill, et certains de anciens potes de SUMS. Pour célébrer (en dehors du sherry avant midi), je suis allé Chez Lévêque avec ma blonde et mon superviseur. Le tartare est pas aussi bon qu'à l'Express (il reste excellent quand même), mais la portion est plus raisonnable, permettant d'avoir assez faim pour manger la tarte au sucre en dessert. Et pour célébrer encore plus, ce fut cidre de glace et foie gras (d'oie, +sel de Camargue et jelée de je ne sais plus quel alcool). Rien de trop beau pour la classe ouvrière!

Je suis reparti le lendemain pour Québec (merci à mon traducteur de blogue chinois pour le lift), le temps de faire du presque magasinage de Noël et quasi-tourisme. Ça n'a pas duré longtemps. Maintenant que mes frères et moi somes de retour, il ne reste plus qu'à décorer l'arbre et rassembler le groupe pour essayer de finir notre campagne de donjon...

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I am now no longer away from the fjord (temporarily). I'm back in Chicoutimi for the Holidays. The snow here looks like mid-April leftovers but it's not as pathetic as in Quebec City (which could lose its small amount of white stuff if it rains on the 24th, making it the first brown Xmas ever on record there). Another disappointment is the Christmas tree my father bought, which happens to be quite thinner than it should (we've got lots of decorations to put on it), but it's only because the choice this year was sucky. I guess that like Charlie Brown's tree, it'll need a little love to fix it.

I said I'd talk about my defense again. I have to thank all those who came to support me, including my fellow PhD candidates in stats still at McGill and able to wake up in the morning, and a handful of old chums from the olden days of SUMS (I guess I'm the nth to beat Syd in terms of PhD completion time). To celebrate (after the before noon alcohol), I went with my girlfriend and my supervisor to Chez Lévêque for a late lunch. The tartare is not quite as good as at L'Express (though still excellent) but the portions are more reasonable, leaving room for the dessert (the classic sugar pie). And to celebrate some more in the evening, we had foie gras (the goose kind, plus salt from the marshes of Camargue and jelly of I can't remember what kind of alcoholic beverage). Nothing too fancy for the working class.

The next day I was off to Quebec City (thank you Chinese blog translator for the lift), to do Christmas quasi-shopping and pseudo-tourism. I unfortunately couldn't stay for long. Now that me and my bros are back in Chicout, it'll be time to decorate the tree and summon the team to attempt to finish our D&D campaign...

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Thursday, December 07, 2006

Ah bin tabouère, la suite...

(Random short update, English version below)

Après avoir fait appel aux connaissances d'une de mes connaissances, le blogueur (ou la blogueuse) qui était dans ma classe ne faisait que se plaindre que l'examen était difficile, alors mon traducteur n'a pas daigné lire plus loin. Et des MP3 de jpop, ça remplace mal les vraies tounes de Noël en décembre (et la température extérieure est appropriée en ce moment, contrairement à ce que j'ai vécu à Montréal souvent). On s'écoeure rapidement de l'interprétation molasse du Messie de Handel disponible sur Wikipédia...

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After summoning the Chinese abilities of one of my friends, it appears that the blogger who was one of my students only complained how hard the exam was, so my translator did not bother with the details. Also, jpop MP3's don't cut it as replacement for Christmas music in December (I should add the temperature outside is appropriate for Xmas anticipation, unlike in many of my years in Montreal). Plus the uninspired performance of Handel's Messiah available on Wikipedia gets old quickly...

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Wednesday, December 06, 2006

Chronique nostalgie...

(English version below)

L'autre jour, en écrivant sur la musique de Noël, en mentionnant le fait de ne pas avoir inclus de disques francophones, je me suis rappelé d'un concert de Noël auquel j'ai assisté avec ma famille. C'était à l'auditorium Dufour, avec l'orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean et un choeur quelconque (celui de la cathédrale?). Parmi les chansons, il y avait bien sûr le fort ordinaire "Royaume du bonhomme hiver" (traduction de "Winter Wonderland"), mais pas l'incontournable "Minuit, chrétiens", au grand dam d'une vieille madame qui ne pouvait pas s'empêcher de commenter tout au long du concert. À la fin, frustrée par l'absence du très populaire cantique de Noël, elle s'exclama: "Si j'avais été un homme, j'aurais crié 'Minuit, chrétiens'". À l'époque, j'étais trop jeune et trop poli pour dire à la vieille peau de se fermer la yeule.

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Just a random bit of nostalgia. The other day, while writing my review of good Christmas music, I remember this little anecdote from my younger days. My family and I had gone to a Christmas concert at l'auditorium Dufour (the one in the Cégep de Chicoutimi, the other one, the "auditorium Beauchamp", is at the hospital (now stupidly named "centre hospitalier de la Sagamie") somehow, and I can't remember the name of the auditorium at my cégep alma mater, salle François-something, Pelletier?? was it? I can't remember *after verification, it's François-Brassard, must have confused it with Wilfrid-Pelletier*). The Orchestre Symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean was playing, with some choir (le Choeur de la cathédrale maybe?). Among the many pieces played was the crummy translation "Au royaume du bonhomme hiver" of the equally insipid "Winter Wonderland", but noticeably absent was "Minuit, chrétiens" (the über-popular "O Holy Night", except in its original French). This omission greatly irritated one old lady who kept commenting all throughout the performance. In the end, exasperated, she exclaimed (freely translated, but I do believe I am a decent translator, otherwise I wouldn't have been hired or asked to translate things on numerous occasions, but I digress): "If I had been a man, I would have yelled 'Minuit, chrétiens'!". Back then, I was too young and too polite to tell the old hag to shut her trap.

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Monday, December 04, 2006

Musique de Noël / Christmas music

(À cause de la saveur publicitaire de ce message, aussi bien commencer en anglais, ça atteint de plus gros marchés)

It snowed "for real" today (we got about 3-4cm and it hasn't disappeared yet), see:

So one can finally realize it's now December already, and Christmas is fast approaching. I know many are tired of all the stupid holiday "music" crap that has been playing continuously on the radio and in malls for the past month (and beyond), but there actually exists good Christmas music. This is the kind of music I start listening to at this time of year. So for those who want some suggestions on what to listen to here's a short overview of some the good stuff:

A Charlie Brown Christmas: This is the only widely popular album that is good (take that, Bing Crosby's White Christmas!). Vince Guaraldi's jazz genius make it one of the rare non-traditional arrangements that really works and instantly brings in the Christmas spirit and inevitable nostalgia.

Christmastide Jessye Norman: What sets this one apart from the rest is its symphonic arrangement. All the carols and songs are linked together into a one hour piece, organized into movements of some sort. This is an ingenious way to exploit an opera singer's abilities, as they have a tendency to go over the top when accompanied by bloated orchestras, singing Xmas carols meant to be simple melodies for anyone to sing. It also works very well as background music for holiday Dungeons and Dragons session...

Christmas Music, Orphei Drängar: This Swedish CD is a breath of fresh air, filled with little known beautiful pieces (e.g. the last one is "Quelle est cette odeur agréable?" which you likely won't find on many French Xmas albums) but including a number of classics such as "Stille Nacht" (Silent Night) and "Minuit, chrétiens" (O Holy Night). I particularly like the male choir's wonderful a capella rendition of "La Marche des Rois".

To Wish You a Merry Christmas, Harry Belafonte: Another album with a number of little known carols and songs. His interpretation of "Where the Little Jesus Sleeps" is light-years beyond the juvenile Passe-Partout version of it.

Noël Noël, Leontyne Price: With the OSM conducted by Charles Dutoit (long before the Kent Nagano days). This record has unfortunately not been made into a CD yet, but as far as bloated orchestra and opera singer singing carols in more traditional interpretation goes, this is the best, because Mrs Price does not go over the top. This record is also filled with lesser played pieces, including two arias from Handel's Messiah (which I guess makes them not less played, well except in that context).

I should mention I generally have an aversion for secular Christmas songs, because of their lack of divine inspiration and their overall crumminess.

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Il a neigé "pour vrai" aujourd'hui (3 ou 4 centimètres qui ont survécu la matinée et jusqu'à maintenant, voire la photo ci-haut). Alors quoi de mieux pour se rappeler que c'est décembre et que Noël approche à grands pas. Je sais que plusieurs d'entre vous sont déjà écoeurés de toute cette merde de musak des Fêtes (hostie de commercialisme PC de mon cul, aujourd'hui j'ai acheté une "bûche des Fêtes" de Vachon, ce qui est ridicule; c'est pas parce qu'on est dans une société qui n'est plus aussi catholique qu'avant qu'il faut effacer toute trace de religion en se disant qu'on ne devrait pas offenser personne, faut pas sacrifier sa culture bon'yeu! (autre expression à saveur religieuse, et pourtant je suis athée, bien que toujours catholique lorsqu'on me demande quelle est ma religion)). Qu'importe. Vous êtes écoeurés de ce commercialisme rampant, omniprésent et envahissant qui tue l'esprit des fêtes? Il existe pourtant de la vraie musique de Noël pour raviver sa nostalgie et mettre un peu de joie dans ces jours sombres. Voici quelques suggestions à ce sujet.

A Charlie Brown Christmas: Le Noël de Charlie Brown, tiré de l'émission et interprété par le trio jazz de Vince Guaraldi. Pas bébé du tout (contrairement au disque de Noël de Passe-Partout), il s'agit du seul album populaire de Noël qui soit écoutable, et d'excellente qualité (prends-ça, Bing Crosby!).

Christmastide Jessye Norman: Un Noël symphonique, ce ne sont pas des tounes quelconque interprétées de façon ordinaire, c'est arrangé en mouvements pour que ça tienne ensemble et que ça sorte des sentiers battus. C'est pas une grosse toutoune qui se plante devant un orchestre clinquant en chantant des morceaux comme on lit les mets numérotés du menu d'un restaurant chinois. Au lieu de tomber dans le style "extraits de Verdi avec sauce aux attocas" comme le font plusieurs chanteurs d'opéra chantant Noël, c'est construit pour exploiter les talents musicaux d'un orchestre de taille et de la voie d'une cantatrice de renom. Et ça fonctionne très bien, particulièrement comme musique d'ambiance à Donjon (surtout parce qu'on est rendu à jouer seulement à Noël).

Christmas Music, Orphei Drängar: Chez nous, on l'appelle le disque de Janna parce que ce cadeau nous vient directement de Suède, et c'est une merveilleuse trouvaille. Un choeur d'hommes qui chante des airs pour la plupart méconnus (même "Quelle est cette odeur agréable?" est obscur pour les francophones), tout en abordant quelques classiques. La superbe interprétation de "La marche des Rois" fonctionne aussi très bien comme musique de Donjon.

To Wish You a Merry Christmas, Harry Belafonte: Un autre album qui sorte des sentiers battus côté choix des morceaux. Belafonte met de l'âme dans ses performances, ce qui fait que son interprétation de "Where the Little Jesus Sleeps" est à des années lumières de la version chantée par Cannelle, Pruneau, et, si je n'm'abuse, Rigodon.

Noël Noël, Leontyne Price: Avec l'OSM dirigé par Charles Dutoit (20 ans au moins avant l'arrivée de Kent Nagano). Ce disque (et on parle de microsillon, pas laser) ne se trouve pas autrement que par eBay ou dans quelques bibliothèques parsemées sur le continent (je n'ai plus le lien, mais je crois qu'il y en a une copie en Nouvelle-Écosse, une au New Jersey, une demi-douzaine d'autre ailleurs, mais pas un seul de ces vinyles dans une bibliothèque du Québec, bien que l'enregistrement ait eu lieu à Saint-Eustache). Comme le disque d'Orphei Drängar, il y a quelques pièces françaises, et plusieurs chansons sont moins connues. Les extraits du Messie sont imbattables.

Mes excuses à Jean-François Lapointe et au Choeur de la cathédrale de Chicoutimi pour ne pas beaucoup écouter de disques de Noël francophones. Dans le second cas, je blâme mon aversion pour les chansons laïques traduites comme "Le royaume du bonhomme Hiver", version de l'insipide "Winter Wonderland". De mon humble avis, si une chanson de Noël n'a pas d'inspiration divine et que ça vient de trous qui ne connaissent pas l'hiver, ça vaut pas de la marde. Ah oui, pour "connaître l'hiver", il faut avoir vécu dans un endroit où la probabilité empirique d'un Noël blanc soit l'unité (c'est-à-dire 1). Ce qui inclut Québec, le Saguenay et tout ce qu'il y a au Nord, mais exclut Montréal et son "pas d'hiver" (sa saison morte quoi)...

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Friday, November 03, 2006

Heille, y neige dehors.

(English version below)

L'une des choses les plus surprenantes depuis mon arrivée à Waterloo, c'est que j'ai vu plus de neige d'octobre et de début novembre ici que durant les 9 années passées à Montréal (mettons 8, vue que j'étais à Toulouse en 2000). Malgré le fait d'être à 6 heures et demi de route direction sud-ouest, il semble y faire moins chaud à ce temps-ci de l'année. Peut-être que c'est anormal mais qu'importe, de toute façon, c'était surtout de la neige fondante, sinon des accumulations minime d'un centimètre ou deux qui disparaîssent dans le temps de le dire. Rien à voir avec la neige d'octobre qu'on peut recevoir à Chicoutimi (j'avais une photo de ça quelque part sur mon vieux portable mais elle semble ne pas avoir été transférée dans mon nouvel ordi).



Anyway, j'ai été réveillé ce matin par un son qui m'est familié à Montréal, celui d'un char parqué en parallèle qui essaye de se sortir de trois pouces de neige mais qui pèse trop fort s'a suce et roule dans le beurre (tout en créant un mince couche de glace sous les pneus en faisant fondre la neige par friction, pour aggraver le problème). Intrigué, j'ai regardé dehors. Ça ressemblait à la deuxième photo en bas. Un tout petit peu de neige, aucun verglas. Oui c'est un tantinet glissant, mais même avec des pneus d'été, torrieu, ça roule pareil. La plupart des autos allaient à la vitesse d'un escargot anémique et estropié. Il y avait même une traction avant qui collait le cotteur en essayant de descendre une pente d'un quart de degré sans toucher aux pédales ou mettre ses flashers. Ça va être beau en janvier...



Par ailleurs, l'autre jour il y avait ce banc de neige inexplicable à côté du stationnement du centre communautaire Albert McCormick, cette espèce d'aréna Johnny Gagnon avec une façade plus fancy.



Bon, j'ai promis une critique de restos, mais ça sera pour la prochaine fois. Ah oui, j'ai reçu des courriels au sujet de la soutenance de ma thèse. Le comité est pratiquement choisi, et je devrais défendre ma thèse la semaine avant Noël, si tout le monde s'entend pour la date. J'aurais préféré l'avoir la semaine d'avant, histoire de prolonger mes vacances, mais bon, rien n'est encore confirmé.

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Something surprising I've witnessed since my arrival in Waterloo is that I've seen more October and first week of November snow here than in my last 9 years in Montreal (well, 8 years, I was in Toulouse back in 2000). Despite being a 6.5 hours drive southwest, it appears to be chillier here around this time of year, though it might be just a fluke. Anyway, it's all wet snow except for rare minimal acculations of 1 or 2 centimeters that melt within hours at most. Nothing compared to the amount of white stuff we can get in Chicoutimi in October (I had a nice picture on my old computer from a few years ago, I guess I didn't transfer it, and I couldn't find the old email my father had sent, I probably deleted it).

So this morning I was awoken by a familiar sound (I hear it all the time in Montreal during the dead season): that of a parallel parked car stuck in 3 inches of snow, trying to get out but unable to move because the driver is too heavy on the accelerator, making the wheels spin on the thin ice created by friction. Intrigued, I looked outside to see what was happening. The scene looked like the second picture posted above: just a little dusting, no ice accumulation. Yeah, it's slightly slippery on summer tires, but it's no big deal. Yet most of the cars were moving at the pace of an anemic snail amputee. There even was one car, hugging the "cotteur" (it's a standard word of Saguenay French vocabulary, refering to that cement boundary between the street and non-asphalted land like sidewalks or private properties), using inertia to go down a quarter of a degree slope without using the accelerator, brake or turning on the flashers. It's going to be really nice in January...

Speaking of snow, the other day I took a picture of this inexplicable snow bank next to the Albert McCormick Community Center parking lot (see third picture from the top, I'd make a reference to the Johnny Gagnon arena, but none of the English readers of this blog except for Ms C would know what I'm talking about).

I know I promised Waterloo restaurants reviews last time but it'll have to wait until next time. Oh yeah, I also received emails with respect to my thesis defense. The committee is practically selected, and pending confirmations from everyone I should defend during the week before Christmas. I would've preferred the week prior to that one (it'd be an excuse to extend my vacation, I like Chicout in December), but nothing is set in stone yet so there's still room for hope.

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